Les ports africains parlent compétitivité de la Zlecaf

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(BFI) – Le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, en qualité de représentant du Premier ministre chef du gouvernement, a procédé, le 21 octobre 2021 à Douala, à l’ouverture du 3e forum africain des ports (FAP). A ses côtés, ses homologues du Tchad et du Gabon, le président de la commission de la Cemac, les responsables portuaires, dont Cyrus Ngo’o, directeur général du Port autonome de Douala, Patrice Melom, directeur général du Port autonome de Kribi, les représentants du secteur privé, les opérateurs de transport maritime et logistique, les bailleurs de fonds et investisseurs privés.

Thème de cette édition : « L’Afrique portuaire à l’aune de la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine) ». Pour le ministre camerounais des Transports, ce forum est une occasion idoine pour les acteurs du secteur portuaire d’échanger sur les tendances et les innovations qui impactent le secteur. En même temps qu’il constitue un outil de la coopération Sud-Sud et une plateforme d’échanges.

En rapport avec le thème retenu, la zone de libre-échange, qui vise à créer un marché pour marchandises et services, faciliter la circulation des personnes et des biens entre pays africains (avec pour objectif d’approfondir l’intégration économique pour une Afrique intégrée, prospère et pacifique), devra, pour y arriver, s’appuyer sur des ports compétitifs. Des ports à même de combler le retard dans les échanges inter continentaux et africains.

A titre d’illustration, le commerce intra africain ne représente que 15% du total des échanges sur le continent, contre 67% pour les flux commerciaux avec l’Europe. Il est donc urgent d’inverser la tendance, pour attirer les investisseurs étrangers et créer des débouchés à même de favoriser l’industrialisation de l’Afrique. Ces assises sont appelées, au travers des discussions, débats et autres exposés, à entrevoir le rôle des ports africains dans la concrétisation de la Zlecaf, dans un contexte économique incertain, aggravé par la crise sanitaire du Covid-19.

En somme, une remise en question s’impose à tous les acteurs du secteur portuaire africain, pour mieux appréhender les problématiques y afférentes. Le Cameroun, quant à lui, ambitionne de faire des transports un secteur de développement économique, de solidarité nationale, de réduction des disparités aussi, en mettant un accent particulier sur l’aménagement des infrastructures pour accompagner les projets porteurs de croissance et consolider son positionnement en Afrique centrale.

Le forum, organisé au Cameroun après le Maroc en 2020 et Djibouti en 2019, est un événement dont l’objectif est de réunir toute la communauté portuaire du continent pour échanger sur les enjeux et défis auxquels les ports font face.

Omer Kamga

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