Le Gabon élabore une « une stratégie de substitution des importations » des produits almentaires

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(BFI) – Le Gabon, qui investit chaque année 550 milliards FCFA en dépenses alimentaires, bataille pour renverser cette tendance. Dans ce cadre, l’exécutif met les bouchées doubles pour accroître la production locale.

Pour réduire sa dépendance envers l’extérieur sur le plan alimentaire, le Gabon élabore actuellement avec les acteurs de la filière agricole, « une stratégie de substitution des importations ». C’est elle qui devrait finalement permettre au pays de réaliser son ambition de réduire de 50%, ses importations à l’horizon 2025 et d’exporter des produits alimentaires, notamment vers la sous-région Cemac.

Pour cela, il faudra augmenter la production locale. « Dans le cadre du déploiement de cette stratégie, il s’agira de produire 279 000 tonnes supplémentaires de manioc, 267 000 tonnes supplémentaires de bananes, 35 000 tonnes de poulets de chair, de transformer 21 000 tonnes de thon pour densifier la filière thonière, d’accroître les surfaces cultivées de 100 000 ha et de former 700 jeunes gabonais, dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme », a expliqué, le 19 mai dernier, le ministre de l’Agriculture, Biendi Maganga Moussavou.

« Nous produisons au Gabon des produits maraîchers (pastèques, tomates, salade, oignons) qui sont jusqu’ici importés du Cameroun. Nous avons une exploitation et une expérience technique solide, qui nous permettent aujourd’hui d’investir sur un projet de 2000 hectares de produits maraîchers au Gabon, et qui devrait permettre de produire suffisamment pour le besoin national. Mais, surtout, de rendre le Gabon exportateur dans le domaine de la tomate, de l’oignon… dans la sous-région », explique Anthony Sowan, directeur général d’Agri fund for Africa (AFA).

La nouvelle stratégie « de substitution des importations » matérialise la bataille 4 du Plan d’accélération de la transformation (PAT) de l’économie gabonaise qui vise la souveraineté alimentaire du Gabon.

Selon la ministre de la Promotion des investissements, Carmen Ndaot, elle aura un impact significatif sur l’accroissement des investissements privés dans le secteur agricole, l’amélioration de la balance commerciale du pays, la réduction du niveau d’exposition du Gabon en matière de sécurité alimentaire et le positionnement du pays dans la chaine internationale de transformation industrielle de produits manufacturés.

Selon des chiffres du ministère de l’Agriculture, les importations de denrées alimentaires engloutissent chaque année près de 550 milliards FCFA au Gabon, rappelle Le Nouveau Gabon. Et pour les autorités, il est temps d’inverser la tendance.

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