Le Cameroun interdit la circulation des véhicules poids lourds de 7h à 21h à Douala

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Bois

(BFI) – Au Cameroun, il ne se passe plus une semaine sans qu’un accident impliquant des engins lourds soit répertorié dans la ville portuaire de Douala indique Ecofin. Il y circule au quotidien des centaines de camions qui transportent des marchandises à destination ou en provenance du Tchad et de la République centrafricaine.

Les accidents de circulation impliquant les poids lourds (camions, grumiers…) deviennent inquiétants à Douala, la capitale économique du Cameroun. Pour freiner la tendance, le préfet du département du Wouri a pris une note le mardi 18 mai pour interdire la circulation des engins lourds entre 7h et 21h sur l’axe allant du pont de la Dibamba au carrefour Marché des fleurs.

Ce couloir névralgique, qui relie la pénétrante Est de Douala au port autonome, est celui qu’empruntent au quotidien des centaines de camions qui évoluent sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena. Le Tchad et la République centrafricaine représentent en effet 70 à 75% du trafic de transit de marchandises au Cameroun et environ 90% des mouvements d’hommes et véhicules impliqués dans ces échanges.

En plus de réduire les accidents routiers, la mesure aura également pour effet de décongestionner la circulation dans cette ville tentaculaire de plus de 3 millions d’habitants qui connait des bouchons énormes aux heures de pointe.

Cette instruction préfectorale sera-t-elle respectée ? Rien n’est moins sûr. Car ce n’est pas la première fois que ce rappel est fait aux transporteurs. En 2014, une mesure similaire avait été prise par le ministre des Transports d’alors, Robert Nkili. Il s’était par la suite rétracté à la suite de la protestation des propriétaires d’engins lourds, mais surtout des critiques portées par des économistes qui entrevoyaient des conséquences très négatives sur l’économie du pays. Pour ces derniers, il faut aller trouver les vraies causes des accidents routiers dans le mauvais état des routes, la vétusté des camions qui circulent dans la ville, et la délivrance des faux certificats de visites techniques.

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