Le Cameroun retrouve sa place au sein du Conseil d’administration de l’ITIE

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(BFI) – La levée de la suspension décidée par le Conseil d’administration de l’ETIE permet de redorer le blason du Cameroun à l’international. Ce qui « (…) réaffirme la place du Cameroun dans le prestigieux club des pays cherchant à améliorer leur climat des affaires, en favorisant la transparence dans les secteurs pétrolier, gazier et minier », soutient le ministre Dodo Ndoké, vice-président du comité ITIE au plan local.

Le 23 juillet 2021, le Conseil d’administration de l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ETIE) a levé la suspension du Cameroun, en vigueur depuis le 1er avril 2021, suite au retard accusé par le pays dans la publication de son rapport ITIE 2018. « (…) Conformément à la norme ITIE, il a été convenu que la suspension serait levée si le Conseil d’administration de l’ITIE se satisfait du fait que le rapport en suspens a été publié dans les six mois suivant la date limite. Le secrétariat est en mesure de confirmer que le Cameroun a publié son rapport ITIE de 2018 le 30 juin 2021. Ainsi, la condition pour la levée de la suspension a été satisfaite », peut-on lire dans la décision du Conseil d’administration, rapportée par Investir au Cameroun.

En effet, alors que le Cameroun était déjà en retard sur la publication de ce rapport, le Conseil d’administration de l’ITIE lui avait accordé un délai de grâce allant jusqu’au 31 mars 2021. Ce délai n’avait non plus été respecté.  S’exprimant lors de la publication du rapport ETIE 2018 à Yaoundé, le ministre des Mines, Gabriel Dodo Ndoké, avait mis ce retard « sur le compte des difficultés rencontrées dans l’organisation interne de notre comité, aggravées par la conjoncture sanitaire due au Covid-19, qui n’a pas permis que tout soit mis en œuvre pour qu’à bonne date le rapport soit produit ».

Pour rappel, depuis 2007, l’ITIE a permis au Cameroun de faire d’importants progrès en matière de transparence dans la gestion des ressources provenant des industries extractives. Par exemple, pour la première fois, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) a commencé à divulguer les dépenses liées aux opérations de souveraineté et de sécurité réalisées à la demande du gouvernement, sur les recettes pétrolières et gazières engrangées par le pays. Ce qui, d’après le Conseil d’administration de l’ITIE, renforce la redevabilité dans l’utilisation des revenus pétroliers.

Dans le même temps, le Cameroun a fait des progrès dans la divulgation des données du secteur extractif à la source, notamment par le biais de son cadastre minier et le site internet de la SNH, le bras séculier de l’État dans l’exploration et l’exploitation pétro-gazière.

Rémy Ngassana

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