AccueilSecteursAgricultureLa ZLECAf vise 250 milliards de dollars de volume d’échanges d'ici 2027

La ZLECAf vise 250 milliards de dollars de volume d’échanges d’ici 2027

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S’exprimant lors de la conférence « Invest Lagos 3.0 » à Lagos, le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a félicité le gouvernement de l’État de Lagos pour avoir positionné la ville comme un centre névralgique de l’industrialisation et de l’innovation numérique en Afrique. Il a indiqué que les échanges intra-africains devraient atteindre 250 milliards de dollars en 2026, contre 220 milliards de dollars en 2025, reflétant la mise en œuvre croissante de l’accord de la ZLECAf sur le continent. Il a souligné que 50 pays africains appliquent actuellement l’accord et que tous les protocoles qui sous-tendent le pacte commercial ont été finalisés, jetant ainsi les bases d’une intégration économique et d’un commerce régional renforcés.

Selon lui, l’Afrique doit intensifier ses efforts pour approfondir les échanges commerciaux entre ses pays, alors que les difficultés économiques mondiales continuent de limiter l’accès aux marchés d’exportation traditionnels. « De nombreux pays africains ont perdu des parts de marché sur des marchés internationaux clés et sont confrontés à des barrières commerciales croissantes. Nous devons bâtir un marché intérieur solide en Afrique, car notre croissance future se trouve sur ce continent », a-t-il déclaré.

M. Mene a souligné que les chocs externes, notamment la pandémie de Covid-19, le conflit russo-ukrainien et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ont mis en évidence la vulnérabilité de l’Afrique face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et sa dépendance aux importations. Il a insisté sur le fait que le renforcement du commerce intra-africain permettrait au continent de mieux résister aux futurs chocs économiques.

Le secrétaire général de la ZLECAf a identifié les coûts élevés du financement du commerce, l’insuffisance des infrastructures de transport, les goulets d’étranglement logistiques et les restrictions à la circulation des personnes comme quelques-uns des principaux obstacles à la croissance du commerce en Afrique. Il a révélé que le transport de marchandises entre Lagos et d’autres pays pouvait prendre jusqu’à 17 jours en raison de la multiplication des points de contrôle et des difficultés aux frontières.

M. Mene a également plaidé pour une adoption plus large des politiques d’exemption de visa et de délivrance de visas à l’arrivée pour les voyageurs d’affaires africains. Il a souligné qu’une plus grande liberté de circulation des entrepreneurs et des investisseurs stimulerait considérablement le commerce et l’investissement sur le continent. Il a salué les initiatives prises par plusieurs pays, notamment le Nigéria, le Ghana, le Bénin, le Rwanda, le Kenya, le Togo et le Congo-Brazzaville, pour assouplir les restrictions de voyage imposées aux Africains.

Selon les médias locaux, M. Mene a décrit Lagos comme le principal pôle fintech du continent et un moteur essentiel de l’innovation. Il a également indiqué que l’économie numérique africaine devrait atteindre 712 milliards de dollars d’ici à 2035, créant ainsi de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs, les agriculteurs et les entreprises grâce aux paiements numériques et aux technologies émergentes.

« L’avenir de l’économie africaine reposera sur l’innovation numérique et l’industrialisation. Nous devons investir dans les infrastructures publiques numériques, les centres de données et les systèmes de paiement qui facilitent les transactions commerciales transfrontalières », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs souligné le rôle du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui permet aux entreprises d’effectuer des transactions transfrontalières en monnaie locale sans dépendre du dollar américain.

Concernant le secteur manufacturier, M. Mene l’a qualifié de pilier de la transformation économique de l’Afrique, notant que Lagos abrite l’une des plus fortes concentrations d’industriels du continent. Il a exhorté les gouvernements et les institutions de financement du développement à améliorer l’accès des industriels au capital et à éliminer les barrières commerciales.

Rédaction
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