(BFI) – La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a lancé jeudi à Addis-Abeba, en Éthiopie, la première édition du Forum africain de l’impact sur le développement (ADIF), une plateforme destinée à favoriser la transformation des idées, des résultats de recherche et des politiques publiques en solutions concrètes pour relever les défis du développement sur le continent.
Placée sous le thème « Bonnes pratiques et solutions innovantes pour la création d’emplois en Afrique », cette rencontre de deux jours a rassemblé des chercheurs, des responsables politiques, des investisseurs, des partenaires au développement et des chefs d’entreprise autour de la problématique de l’emploi, apprend-on de nos confrères d’Apanews. Lors de ce forum, les participants se sont entendus sur le fait que l’Afrique doit créer plus de 15 millions d’emplois chaque année afin de répondre aux besoins d’une population jeune en forte croissance.
Cité par la même source, le secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete (photo), a estimé que le continent ne souffre pas d’un manque d’idées ou de stratégies, mais plutôt d’un déficit dans leur mise en œuvre. Il a expliqué que l’ADIF vise à rapprocher les innovateurs des bailleurs de fonds, des partenaires et des institutions capables de transformer les initiatives prometteuses en résultats tangibles.
En effet, la CEA constate que de nombreuses innovations demeurent au stade expérimental, tandis que les résultats de la recherche appliquée influencent encore insuffisamment les politiques publiques et les décisions économiques.
Dès lors, le forum repose sur un processus en trois étapes comprenant un appel à solutions en amont, un hackathon consacré aux politiques publiques pendant les travaux, ainsi qu’un mécanisme de suivi chargé d’accompagner et d’évaluer la mise en œuvre des projets retenus.
La secrétaire exécutive adjointe de la CEA chargée de l’appui aux programmes, Mama Keita, a souligné que l’initiative entend réunir les différents acteurs du développement afin de transformer les idées en industries, les industries en emplois et les emplois en prospérité partagée.
La CEA considère, selon la même source, qu’une transformation des mécanismes d’identification, d’expérimentation et de déploiement des solutions est indispensable pour améliorer l’efficacité et la durabilité des investissements consacrés au développement.
Conçu comme un rendez-vous annuel, l’ADIF ambitionne de dépasser le cadre des rencontres ponctuelles. Chaque édition portera sur une thématique spécifique tout en assurant le suivi des engagements pris et des actions entreprises, dans le but de constituer progressivement une base de connaissances, d’initiatives et de mécanismes de redevabilité.
Par ailleurs, l’agence de presse indique que les prochaines éditions devraient notamment s’intéresser à l’industrialisation du continent et à la mise en œuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), deux axes jugés essentiels pour accélérer la transformation économique de l’Afrique.




