(BFI) – Le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a ouvert à Gaborone la cohorte d’Afrique australe de son Initiative SME Booster, réunissant environ 300 petites et moyennes entreprises (PME) et organisations d’appui aux entreprises des pays d’Afrique australe, aux côtés d’institutions gouvernementales et de partenaires au développement, afin de préparer les entreprises africaines à commercer à travers le continent.
La cohorte de Gaborone prolonge le voyage vers le sud du continent. Le SME Booster a débuté en Afrique de l’Ouest, où des entreprises ont été formées en Sierra Leone, avant d’être accompagnées au deal room de Biashara Afrika à Lomé pour commercer — et pas simplement pour en discuter. Le Botswana marque le prochain chapitre d’une initiative qui se déploie progressivement, région par région, à travers le continent, jusqu’à ce que la mise en relation des entreprises au-delà des frontières devienne une pratique ordinaire.
L’initiative s’inscrit dans la stratégie du Secrétariat visant à traduire les opportunités créées par l’Accord portant création de la ZLECAf en résultats commerciaux concrets, en dotant les entreprises des connaissances, des partenariats et du renseignement sur les marchés nécessaires pour commercer avec succès à travers l’Afrique.
À l’ouverture, les participants ont examiné l’état actuel de la mise en œuvre de la ZLECAf, la stratégie régionale de mise en œuvre de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et les conclusions de l’Enquête sur les PME et les organisations d’appui aux entreprises en Afrique australe — autant d’éléments qui fondent les sessions pratiques à venir. Tout au long du programme, les PME participantes bénéficient d’un accompagnement dans les domaines de la veille commerciale, du positionnement stratégique, de la valorisation des produits, de la conformité aux normes, de l’emballage, de l’image de marque et de la préparation à l’exportation, dans le but de constituer un vivier plus solide d’entreprises africaines compétitives et prêtes à exporter.
S’adressant aux participants, Mme Cynthia E. Gnassingbé-Essonam, Directrice de l’Engagement du secteur privé et de la Communication au Secrétariat de la ZLECAf, a souligné que la réussite des entreprises africaines dépend d’un soutien commercial qui se prolonge bien au-delà du seul cadre des formations. « La formation seule ne suffit pas. Les entreprises ont besoin d’un accès continu aux acheteurs, à la veille commerciale, au financement, aux prestataires de services logistiques et aux partenaires commerciaux si elles veulent réussir au-delà de la salle de formation. »
Elle a souligné que l’initiative est conçue non seulement pour renforcer les capacités techniques, mais également pour créer des liens commerciaux durables, en mettant en relation les PME avec des acheteurs, des investisseurs, des prestataires de services logistiques, des institutions financières et des organisations d’appui aux entreprises à travers l’Afrique. « L’ambition est de constituer un vivier d’entreprises africaines prêtes à exporter et d’organisations d’appui aux entreprises plus solides, capables de stimuler le commerce à travers le continent. »
La mesure ultime de la mise en œuvre de la ZLECAf, a-t-elle ajouté, résidera dans la capacité des entreprises à commercer au-delà des frontières, dans la création de partenariats et dans la réalisation de transactions commerciales.
L’Initiative AfCFTA SME Booster renforce la compétitivité des entreprises africaines en leur fournissant un appui commercial pratique, en facilitant l’accès aux marchés, en favorisant les partenariats régionaux et en aidant les PME à satisfaire aux normes requises pour être compétitives dans les chaînes de valeur continentales et mondiales. En réunissant les gouvernements, le secteur privé et les partenaires au développement, elle transforme, région après région, la promesse de l’Accord portant création de la ZLECAf en opportunités commerciales.
La cohorte d’Afrique australe est mise en œuvre avec le précieux soutien de l’Union européenne, de la Better Than Cash Alliance, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Centre du commerce international (ITC).



