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En Côte d’Ivoire, ICP obtient plus de 13 milliards de Fcfa pour renforcer ses capacités dans le segment de la transformation du cacao

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Le financement doit permettre à ICP de se fournir plus régulièrement en fèves de qualité issues de filières durables afin d’atteindre une capacité de traitement d’environ 90 000 tonnes de fèves par an en produisant de la masse, du beurre, de la poudre et du tourteau. Pour les industriels locaux, l’accès au fonds de roulement est déterminant. L’achat des fèves exige une mobilisation importante de liquidités avant la transformation, puis l’exportation de produits semi-finis.

Créée en 2010 et installée à San Pedro, principal port cacaoyer ivoirien, ICP a démarré ses activités pendant la campagne 2012/2013. L’entreprise a progressivement porté sa capacité annuelle de transformation à environ 90 000 tonnes de fèves, avec l’appui de ses partenaires financiers et industriels. L’usine transforme les fèves en produits semi-finis — masse de cacao, beurre de cacao, poudre et tourteau — destinés aux fabricants de chocolat, aux industries alimentaires et au secteur des cosmétiques.  

L’entreprise s’approvisionne majoritairement auprès de coopératives agricoles certifiées Rainforest Alliance. Ce choix permet de consolider les liens avec les petits producteurs, tout en répondant aux exigences croissantes des acheteurs internationaux en matière de pratiques agricoles, de traçabilité, de lutte contre la déforestation et de conditions de travail dans les chaînes d’approvisionnement.  

La Côte d’Ivoire demeure le premier producteur mondial de cacao et fournit environ 40% de l’offre internationale. Pourtant, une part importante de ses fèves continue d’être exportée brute, tandis que les étapes les plus rémunératrices de la fabrication de chocolat restent réalisées en Europe, en Amérique du Nord ou en Asie.

Le gouvernement ivoirien souhaite modifier progressivement cette structure en transformant la moitié de la production nationale d’ici 2030. En 2025/2026, les industriels ont broyé environ 650 000 tonnes de fèves, soit 30% de la récolte selon les données du Conseil du Café-Cacao (CCC) régulateur de la filière. Dans le pays, les investissements s’accélèrent déjà depuis plusieurs années.

En juin 2025, l’entreprise publique Transcao CI a inauguré à Akoupé-Zeudji une nouvelle unité de broyage de 50 000 tonnes par an, adossée à un entrepôt de 160 000 tonnes et à un centre de formation aux métiers du cacao et du chocolat. Avec sa première usine de San Pedro, Transcao dispose désormais d’une capacité annuelle totale de 100 000 tonnes.

Deux mois plus tard, en août de la même année, une autre unité a été lancée à Divo au cœur de la ceinture cacaoyère dans le centre-ouest du pays. Ayant nécessité un investissement de 48,7 millions d’euros (32 milliards FCFA), l’usine « Cacao SA » est dotée d’une capacité de traitement de 36 000 tonnes.

Plus globalement, le paysage industriel dans le cacao comprend aussi les multinationales comme Cargill, Barry Callebaut et Olam qui comptent parmi les principaux acteurs de la transformation ivoirienne, grâce à leurs capacités de financement, leurs réseaux commerciaux et leurs implantations industrielles.

Dans le pays, la capacité installée de transformation du cacao devrait passer de 1,155 million de tonnes actuellement à 1,34 million de tonnes durant la campagne 2026/2027, portée par l’entrée en activité de nouvelles unités industrielles, selon des déclarations d’Yves Brahima Koné, numéro un du CCC.  

Rédaction
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