(BFI) – Le Cameroun a entamé des discussions avec une délégation d’investisseurs internationaux, conduite par Bank of America Securities, alors que le gouvernement recherche de nouvelles opportunités de financement pour son budget 2027 et ses projets de développement. Les échanges portent également sur la dette publique, les perspectives économiques du pays et les opportunités d’investissement dans des secteurs clés.
Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a rencontré cette délégation à Yaoundé le 26 octobre 2026, dans le cadre des efforts visant à renforcer les liens avec les investisseurs internationaux et à mobiliser des financements pour les priorités économiques du pays. Selon le ministère des Finances (MINFI), les discussions portent sur le budget de l’État pour 2027, le cadre budgétaire à moyen terme 2027–2029, la gestion de la dette publique et les mécanismes de financement potentiels pour des projets de développement.
Ces échanges interviennent alors que le Cameroun prépare ses plans de financement pour le prochain exercice budgétaire ; le gouvernement cherche à attirer des capitaux internationaux pour soutenir le développement des infrastructures, la production industrielle et d’autres activités économiques.
La délégation doit également rencontrer des responsables de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) afin d’échanger sur l’environnement monétaire et financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). D’après le MINFI, les discussions auprès de la BEAC porteront sur les réserves de change et le marché des titres publics, qui permet aux États de la sous-région de mobiliser des financements.
Au-delà du financement public, le Cameroun présente des opportunités d’investissement dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des mines, de l’industrie, des infrastructures et des transports. Dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-industrie, le gouvernement recherche des investissements pour accroître la production nationale et développer la transformation locale des matières premières. L’objectif est de renforcer les chaînes de valeur locales, de créer des emplois et de réduire la dépendance vis-à-vis de certains produits importés. Dans le secteur de l’énergie, les discussions se concentrent sur les opportunités liées aux ressources hydroélectriques et au gaz naturel du Cameroun, notamment des investissements destinés à améliorer l’accès à l’électricité et à soutenir l’activité industrielle. Les secteurs minier et industriel figurent également parmi les domaines ciblés, avec un accent mis sur l’augmentation des capacités de production et le développement de la transformation locale des ressources naturelles. Les investissements dans les infrastructures et les transports visent, quant à eux, à favoriser les échanges commerciaux en améliorant la connectivité et l’accès aux marchés au sein de la sous-région d’Afrique centrale.
Selon le MINFI, le gouvernement vise à orienter les investissements vers des activités productives génératrices d’emplois, notamment pour les jeunes, tout en soutenant les entreprises locales et en développant l’activité économique. Le ministère a indiqué que les échanges avec des investisseurs internationaux s’inscrivent dans une démarche visant à identifier des opportunités de financement complémentaires pour les priorités de développement économique et social du Cameroun.
Le communiqué du ministère ne précise ni le montant des financements recherchés par le gouvernement, ni l’identité des investisseurs faisant partie de la délégation, ni si des engagements financiers ont été obtenus au cours des discussions.
Omer Kamga




