(BFI) – L’Assemblée nationale du Cameroun a officiellement lancé un projet de construction d’un nouvel Hôtel des députés. Ce complexe immobilier d’envergure est spécialement conçu pour moderniser les infrastructures d’accueil et améliorer les conditions d’hébergement des parlementaires.
L’Assemblée nationale du Cameroun passe à la vitesse supérieure pour moderniser les conditions de vie de ses élus. Le président de la chambre basse, Théodore Datouo, a officiellement installé lundi 7 septembre 2026 le Comité de suivi chargé de piloter le projet d’extension de l’Hôtel des députés à Yaoundé. Porté par une volonté de renouvellement institutionnel, ce grand chantier vise à doter le parlement d’une infrastructure moderne aux standards internationaux.
Le projet prévoit la construction d’un complexe de douze étages d’une capacité finale de 150 à 180 chambres, classé quatre étoiles. L’ambition est d’en faire un établissement quatre étoiles, répondant aux standards internationaux. Le projet devra toutefois composer avec l’actuel Hôtel des députés, construit en 1952 et classé trois étoiles, dont une éventuelle modernisation est également envisagée.
L’immeuble abritera également deux sous-sols comprenant un parking et un espace Spa, ainsi que des salles de banquet et des restaurants. La réalisation des travaux a été confiée au groupe chinois Beijing Construction Urban Group, tandis que la cohabitation et la modernisation de l’actuel hôtel historique, bâti en 1952, restent à l’étude.
Placé sous la coordination du député Théophile Baoro, le nouveau comité a désormais pour missions prioritaires de maturer le dossier technique et de boucler les financements. Si l’initiative est présentée comme un levier de modernisation encouragé par le chef de l’État Paul Biya, le coût total des travaux et le mode de financement restent, à ce jour, les principales inconnues de ce projet d’envergure.
Ce projet marque une nouvelle étape dans la modernisation du patrimoine de l’institution, en parallèle avec l’achèvement de son nouvel immeuble-siège.
Elise Nguélé




