(BFI) – Le Cameroun et les États-Unis ont renforcé leur coopération dans le secteur des transports, les discussions portant principalement sur l’utilisation frauduleuse du pavillon camerounais et la réforme des procédures d’immatriculation des navires. Ces questions ont été abordées à Yaoundé le 27 juillet lors d’une rencontre entre le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè, et John G. Robinson, chargé d’affaires par intérim à l’ambassade des États-Unis au Cameroun.
Selon le ministère des Transports, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la visite officielle de John G. Robinson suite à sa nomination en début d’année. Un point essentiel à l’ordre du jour était la lutte contre les navires opérant frauduleusement sous pavillon camerounais. Le ministère des Transports a indiqué que le Cameroun avait suspendu l’immatriculation des navires en février 2026 et travaillait depuis lors avec ses partenaires internationaux, notamment les États-Unis et l’Union européenne, pour identifier et radier les navires utilisant indûment le registre maritime du pays.
Rappelons que les autorités avaient commencé à radier des navires du registre national après avoir constaté que certains d’entre eux opéraient sous pavillon camerounais sans autorisation. Selon la publication, des dizaines de navires ont été radiés du registre dans le cadre des efforts déployés pour rétablir la crédibilité de ce dernier. Le ministère des Transports a également indiqué qu’une réforme du cadre réglementaire régissant l’immatriculation et la gestion des navires avait été finalisée et était en attente de validation depuis avril 2026. Cette réforme devrait renforcer le contrôle de l’immatriculation des navires et améliorer la conformité aux normes maritimes internationales. Les discussions ont également porté sur le rôle de l’immatriculation des navires dans la détermination de leur nationalité, la confirmation de leur propriété et le lien entre les exploitants et leurs obligations en matière de sécurité et d’environnement.
L’Organisation maritime internationale (OMI) a fait part de ses préoccupations concernant les immatriculations frauduleuses et les opérations d’immatriculation signalées par plusieurs pays. M. Robinson a déclaré que la coopération entre les deux pays était déjà en cours dans le domaine de l’immatriculation des navires et que les deux parties cherchaient également à développer l’implication du secteur privé. « Nous coopérons déjà beaucoup, notamment en matière d’immatriculation des navires. Nous souhaitons explorer les moyens de renforcer notre coopération avec le secteur privé », a-t-il affirmé.
Les deux responsables ont également évoqué le Dialogue économique stratégique Cameroun-États-Unis, prévu le 27 août 2026. M. Robinson a indiqué que cette rencontre serait l’occasion d’explorer de nouveaux domaines de coopération. « Le dialogue que nous tiendrons avec le Cameroun fin août sera l’occasion d’explorer les différentes possibilités de collaboration », a-t-il déclaré.
Parmi les autres sujets abordés lors de la réunion figurait la surveillance sanitaire aux points d’entrée. Selon le ministère des Transports, les mesures de contrôle restent opérationnelles aux aéroports internationaux de Yaoundé-Nsimalen et de Douala grâce à la coopération entre les autorités de santé publique et le secteur de l’aviation civile. Le ministère a précisé que les deux parties se sont engagées à poursuivre les échanges techniques et à identifier des domaines de collaboration concrets dans les secteurs des transports et de l’activité économique.
Omer Kamga



