(BFI) – L’Agence de promotion des investissements (API) du Cameroun a annoncé, le 11 septembre, avoir signé plus tôt ce mois-ci des conventions d’investissement portant sur des projets d’une valeur légèrement supérieure à 80 milliards de FCFA, couvrant les secteurs de l’agro-industrie, de l’industrie manufacturière, du tourisme et de l’imprimerie industrielle. Ces conventions ont été signées lors d’une cérémonie organisée par l’API le 2 septembre.
Les informations communiquées par l’API font état de huit projets d’investissement pour une valeur totale déclarée de 80,022 milliards de FCFA, bien qu’il ait été initialement prévu de signer six conventions. L’entreprise Millenium Industries représente 20 milliards de FCFA de l’investissement prévu ; son projet agroalimentaire devrait générer 400 emplois. Melanda Promoteur Immobilier prévoit d’investir 10 milliards de FCFA dans le tourisme et les loisirs, avec 260 emplois à la clé, tandis que Central Africa United Group a alloué 8 milliards de FCFA à un projet manufacturier devant créer 165 emplois.
Devi Agro SARL projette un investissement agroalimentaire de 1,467 milliard de FCFA, avec 46 emplois prévus. Obtain SARL prévoit d’investir 1,427 milliard de FCFA dans l’imprimerie industrielle et de créer 50 emplois, alors que la SCI KRI Aqua Resort porte un projet touristique et de loisirs de 1,128 milliard de FCFA censé générer 51 emplois. Les prévisions d’emploi pour ces six projets totalisent 972 postes. La liste inclut également Quantum Cocoa, avec un investissement déclaré de 18 milliards de FCFA dans la transformation agroalimentaire, et Industrie de Transformation et de Négoce (INTRANE), qui prévoit un investissement manufacturier de 20 milliards de FCFA. Les prévisions d’emploi pour ces deux projets n’ont pas été précisées dans les informations publiées par l’API.
Ces projets viennent s’ajouter à un portefeuille d’investissements beaucoup plus vaste, approuvé dans le cadre du régime camerounais d’incitation à l’investissement. Selon des chiffres ultérieurement précisés par l’API, 453 entreprises ont été agréées entre 2014 et 2024, représentant près de 8 000 milliards de FCFA d’investissements prévus et environ 180 000 emplois projetés. Une évaluation à mi-parcours portant sur 156 de ces entreprises a révélé qu’elles avaient investi près de 1 900 milliards de FCFA et créé plus de 16 000 emplois directs. L’IPA a indiqué qu’une évaluation définitive de l’ensemble du portefeuille ne pourrait être réalisée qu’une fois les cycles d’investissement des entreprises achevés.
Le Cameroun a révisé son cadre d’incitation à l’investissement par le biais de l’ordonnance n° 2025/002 du 18 juillet 2025, ratifiée par la suite en décembre 2025. Dans le cadre de ce nouveau dispositif, l’IPA joue le rôle de guichet unique pour les investisseurs souhaitant bénéficier d’incitations à l’investissement et d’un soutien administratif connexe.
Le directeur général par intérim, Boma Donatus, a déclaré plus tôt cette année que ce cadre impartit à l’agence un délai de 10 jours pour examiner les demandes d’incitations à l’investissement et statuer à leur sujet. M. Donatus a également affirmé à maintes reprises que l’agence était prête à accompagner les investisseurs durant la phase de mise en œuvre des projets. Lors d’une autre cérémonie de signature d’accord en juillet, portant sur des investissements prévus de plus de 10,88 milliards de Fcfa et la création envisagée de 200 emplois, il a exhorté les entreprises rencontrant des difficultés de mise en œuvre à solliciter l’aide de l’IPA. Lors de la signature du 2 septembre, M. Donatus a réitéré la position du gouvernement selon laquelle les investisseurs nationaux et étrangers doivent bénéficier d’un traitement égal. « À nos amis chinois, je suis heureux que vous ayez fait du Cameroun une destination privilégiée pour vos investissements. Nous ne faisons aucune distinction entre les investisseurs étrangers et locaux. Vos investissements sont donc les bienvenus », a-t-il déclaré.
Le cadre camerounais d’incitation à l’investissement s’applique aussi bien aux investisseurs nationaux qu’étrangers ; il vise à promouvoir l’investissement productif, à accroître la production nationale et à soutenir la création d’emplois.
Elise Nguélé




