Le marché africain des datacenters pourrait franchir la barre 646 millions USD en 2025

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(BFI) – Pendant que l’Afrique étend son infrastructure de technologies de l’information et des communications (TIC) pour se hisser au rang d’acteurs majeur du marché mondial du cloud, des décideurs issus des secteurs de l’informatique signalent un nombre important de limites et une pénurie d’outils adéquats. En 2018, seul 1,3% des datacenters dans le monde étaient localisés en Afrique, là où les USA représentaient 40%, l’Europe 30% et l’Asie 9%. Une présence limitée, compte tenu des difficultés liées à la connexion internet et des problèmes récurrents d’énergie.

Un article de Jeune Afrique révèle qu’en 2019, le marché africain des datacenters était estimé à 646 millions de dollars. En 2025, il pourrait atteindre près de 3 milliards de dollars. Cet afflux, imputable à l’extension de la couverture numérique, semble mettre en avant le potentiel nécessaire du continent pour s’engager vers la voie du cloud, une occasion pour l’Afrique d’accélérer sa transformation digitale.

Pour le consultant analyste camerounais en cybersécurité et risques Franck Wetié, « il y a un très grand enjeu qui arrive notamment sur les problématiques d’infrastructures et les cloud. Et donc, c’est aussi à nous, en quelque sorte de pouvoir transmettre les compétences et les connaissances nécessaire pour pouvoir aider au bon développement du continent Africain ».

L’Afrique du Sud, hub du cloud africain, le Nigeria et l’Égypte se partagent près de la moitié du marché du cloud en Afrique. La demande grandissante des utilisateurs, la forte adoption de logiciels d’entreprises sur le continent constituent une opportunité pour le développement du secteur. « Nous aujourd’hui, on est véritablement à acteur pionnier dans le cloud parce que, d’une part, nous opérons et nous vendons le cloud public de géant comme Microsoft et d’autres part, nous opérons nous même notre datacenter. En Afrique et au Cameroun, nous sommes le premier opérateur neutre à proposer des services de cloud 100% africain » indique Anthony Same, directeur général de ST Digital.

Toutefois, l’absence d’une réglementation efficiente et adaptée représente un des principaux freins à l’adoption du cloud pour 58 % des entreprises, qui font face à l’insécurité des données et une infrastructure réseau inadapté.

La majorité des entreprises qui sont dotées de datacenters sur le continent, sont aussi confrontées à un déficit de compétences locales. Pour des experts, l’instauration d’un environnement réglementaire fiable, conformément aux exigences internationales, reste est un prérequis nécessaire pour susciter le développement du cloud en Afrique.

Placide Onguéné

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