Le Cameroun veut booster sa filière cacao-café

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(BFI) – Gabriel Mbaïrobé, ministre de l’Agriculture et du développement rural a présidé le 29 juin 2021 à Yaoundé la 1ère session de pilotage et d’orientation chargé de la mise en œuvre des subventions agricoles.

« Cette session revêt un caractère très déterminant pour le démarrage de la phase expérimentale de mise en œuvre des procédures de subventions des intrants et équipements agricoles productifs au Cameroun », dixit Gabriel Mbaïrobé, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader). C’était à l’occasion de la première session du comité de pilotage et d’orientation chargé de la mise en œuvre de la politique des subventions agricoles au Cameroun.

Session au cours de laquelle il était question d’une part de valider le budget 2021, d’autres part de définir les modalités de subvention des filières cacao et café à travers un guichet producteur. Selon l’administrateur du Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc), Samuel Donatien Mengue, le dispositif qui se met en place à ce stade est ouvert à tous les producteurs de cacao et de café.

« Les seuls critères qui sont portés à l’attention des producteurs afin de les rendre éligibles à ce subventionnement c’est de se faire auto-recenser, auto identifier et d’identifier leurs parcelles afin de faire calculer les besoins qui sont les leurs par les services techniques du Minader », a-t-il expliqué. L’Etat à travers ce dispositif s’est arrangé à ce que pour des besoins d’équité on ne donne la subvention que pour deux hectares en moyenne par bénéficiaire.

En clair, « si un producteur a 10 hectares, il a deux alternatifs. Soit il est aidé sur deux hectares, soit il place les huit autres hectares auprès des enfants. Pour nous ce n’est pas une tricherie, mais ça permet effectivement que les enfants accèdent et remplacent les parents à un moment donné », indique l’administrateur du Fodecc. Cependant, une autre contrainte s’impose. « Techniquement selon les agronomes, les arbres qui ont plus de 30 ans d’âge sont exclus car les alimenter en fertilisant n’apporte pas de valeur ajoutée de manière particulière. Dans ces conditions, on a estimé qu’il est idéal d’écarter toutes les superficies qui ont plus de 30 ans », a-t-il poursuivi.

Omer Kamga

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