La Banque mondiale investit plus de 12 milliards Fcfa dans des projets solaires en Afrique

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Panneaux solaires

(BFI) – Les administrateurs de la Banque mondiale ont approuvé, le 11 mars 2021, un financement additionnel de 22,5 millions de dollars (environ 12,3 milliards de FCFA), en vue du financement du Projet régional d’accès à l’électricité hors réseau (Rogeap). Cette enveloppe, apprend-on, vient en complément des 217,2 millions de dollars (119,3 milliards de FCFA) approuvés dans le cadre du même projet en avril 2019, et mis à disposition par l’IDA, le guichet concessionnel de la Banque mondiale, et le Fonds pour les technologies propres (CTF).

Projet concernant 19 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Cape Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Mauritanie et Tchad), dont le Cameroun, le Rogeap vise à développer le marché des systèmes solaires autonomes sur le continent noir.

« Les systèmes solaires autonomes présentent un fort potentiel commercial en Afrique de l’Ouest et centrale, y compris dans les pays du Sahel, mais la région peine à attirer suffisamment d’investissements dans ces solutions hors réseau. Ce nouveau financement contribuera à satisfaire la demande croissante en sources d’électricité fiables et permettra de créer des emplois pour les millions de personnes actuellement privées d’électricité ou pâtissant d’un approvisionnement irrégulier, sans oublier les entreprises et les institutions publiques qui pourront s’appuyer sur des systèmes solaires autonomes modernes, afin d’améliorer les niveaux de vie et développer l’activité économique. », explique Deborah Wetzel, directrice de l’intégration régionale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Au Cameroun, ce projet va non seulement permettre d’améliorer le taux d’accès l’électricité, qui culminait à environ 62% en 2017, selon les statistiques de la Banque mondiale citées dans le rapport 2018 de l’électricien Eneo ; mais aussi de contribuer à la diversification du mix énergétique du pays. En effet, le Cameroun ploie sous la dictature de l’l’hydroélectricité, qui pèse officiellement plus de 60% dans le mix-énergétique, contre à peine 1% pour le solaire, l’éolien et la biomasse, sources d’énergies renouvelables recelant pourtant beaucoup d’opportunités.

Rémy Ngassana

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