(BFI) – Le 22 juin 2026 à Douala, le Top Management de la Cameroon Railway (Camrail), concessionnaire du réseau ferroviaire du Cameroun, a rencontré les professionnelles des médias dans le but d’informer le public sur les mutations et les récents développements intervenus au sein de l’entreprise. Optimiste en l’avenir, l’entreprise ambitionne de booster les performances du transport ferroviaire avec la mise en mise en œuvre du Programme Quinquennal n°2 (PQ2) dès 2031.
Dix ans après le drame d’Eséka qui a paralysé le trafic ferroviaire et causé la mort de 79 personnes et 551 blessés, puis les années d’indemnisation qui ont suivies de concert avec le gouvernement camerounais, le drame d’Eseka n’est plus qu’un triste souvenir. Le camerounais Pierre Ngon, nouveau Directeur général arrivé seulement il y a 6 mois puisque nommé en janvier 2026, a pris fonction en mars dernier. Pierre Ngon arrive avec les projets pleins la tête et des ambitions certaines. Le manager va engager l’entreprise dans une nouvelle ère de communication : celle d’informer le public de ce que fait le concessionnaire de la voie ferrée, pour le développement de la Nation camerounaise. Déjà il faut noter qu’à son arrivée, les récents développements intervenus à Camrail sont marqués par le renforcement de son parc, quatre nouvelles locomotives équipées de systèmes de commande informatisés et de diagnostics embarqués, arrivent au port de Douala pour renforcer la fiabilité et le confort.
Parce qu’un réseau performant se construit dans la durée, Camrail conduit d’importants programmes de modernisation de ses infrastructures. Le renouvellement de 568 km de voies ferrées entre Douala – Yaoundé et Bélabo – Ngaoundéré en est une illustration majeure. Réalisés tout en maintenant la circulation des trains, ces travaux renforcent progressivement la capacité, la sécurité et la fiabilité du corridor ferroviaire.
Programme quinquennal
Le projet de renouvellement de la voie ferrée représente un levier important pour le développement économique régional. Évalué à environ 350 à 400 milliards de FCFA, le Programme Quinquennal n°2 (PQ2) de Camrail couvre la période de 2024 à 2029. Il vise à moderniser le Transcamerounais avec le renouvellement de 568 km de voies (notamment sur l’axe Douala-Yaoundé et Bélabo-Ngaoundéré) et l’acquisition de nouvelles locomotives et voitures voyageurs.
Selon Camrail, le démarrage effectif des travaux du PQ2 est programmé pour le premier semestre 2027. Le lancement officiel des activités de la Commission Spéciale de Passation des Marchés (CSPM) et du Comité des Achats (CA) dédiés à ce programme s’est déroulé à Douala le 27 février 2026.
En améliorant la fluidité du transport ferroviaire, le rail facilitera l’acheminement des marchandises, réduira les coûts logistiques ainsi que leur empreinte carbone et renforcera la compétitivité des entreprises locales. Par ailleurs, les travaux généreront des milliers d’emplois directs et indirects, notamment dans les secteurs du BTP, de la fourniture de matériaux, et des services connexes. Ce projet contribuera également à dynamiser les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud du pays, tout en favorisant l’intégration sous régionale.
Dans son opérationnalité, le PQ2 vise à enrayer la dégradation du réseau et la perte de trafic passagers à travers le renouvellement de la ligne Bélabo-Ngaoundéré (PRBN) et le Projet de performance du corridor rail-route Douala-N’Djamena (PCDN). Cela permettra d’avoir un réseau entièrement modernisé et d’optimiser les temps de trajet et de transport de fret.
En accélérant la passation des marchés publics annoncées vers la fin de l’année en cours, le PQ2 permet de relancer les investissements des sous-traitants et de maintenir les 1.500 emplois directs et 4.000 emplois indirects de l’opérateur.
Pierre NGON se réjouit de ces avancées positives car selon lui, en tant que maître d’ouvrage, ce projet qui s’achève en 2029 permettra à Camrail de retrouver son équilibre à travers l’amélioration de la sécurité, la vitesse et la capacité de transport de marchandises et de personnes sur le réseau.
Au-delà des performances opérationnelles, cette dynamique de modernisation s’accompagne d’actions concrètes en faveur des communautés riveraines et du développement local, contribuant à créer un impact durable le long du corridor.
Cédric Boyomo



