(BFI) – Les opérateurs économiques doivent désormais régler les droits, amendes et redevances relevant du ministère du Commerce à travers la plateforme gouvernementale TresorPay. Cette mesure met fin, pour les recettes concernées, aux paiements effectués en dehors du circuit numérique officiel.
Dans un communiqué daté du 4 août 2026, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana (photo), demande aux usagers de procéder à leurs règlements sur le portail accessible à l’adresse tresorpublic.cm. « Les quittances délivrées par ladite plateforme, après paiement, peuvent faire l’objet de vérification administrative, par des moyens appropriés, afin de garantir leur authenticité », précise le communiqué. La plateforme permet aux usagers de sélectionner l’administration et la recette concernées, d’effectuer le paiement et d’obtenir une quittance imprimable assortie d’un code unique. Celui-ci permet à l’administration de vérifier le statut de l’opération. Les moyens proposés comprennent notamment le Mobile Money, le virement bancaire et le dépôt à la Campost.
Une plateforme unique depuis mai 2025
La mesure annoncée par le ministère du Commerce s’appuie sur l’arrêté du Premier ministre du 28 mai 2025 instituant TresorPay comme plateforme unique pour l’encaissement électronique des recettes et le paiement des dépenses de l’État et des autres entités publiques. Le texte imposait également aux administrations disposant déjà de leurs propres solutions de paiement de les interconnecter à TresorPay. Les organismes publics qui n’étaient pas encore connectés disposaient d’un délai de trois mois pour se conformer au nouveau dispositif.
Pour le ministère du Commerce, le basculement concerne notamment les recettes non fiscales issues des services administratifs et des sanctions liées aux activités commerciales. La plateforme répertorie, entre autres, les amendes infligées à la suite d’infractions à la réglementation commerciale.
Sécuriser et centraliser les encaissements
La réforme doit permettre au Trésor public de centraliser les paiements, de sécuriser les quittances et de suivre les opérations réalisées par les usagers. Elle vise également à limiter les encaissements non tracés et les paiements effectués en dehors des circuits officiels. Les montants affichés sur TresorPay correspondent, selon les conditions d’utilisation de la plateforme, aux tarifs fixés par les textes en vigueur. Aucun paiement supplémentaire ne doit être exigé par un agent public après la délivrance de la quittance officielle.
La décision du ministère du Commerce ne marque donc pas la création de TresorPay, déjà utilisée par plusieurs administrations. Elle correspond à l’intégration de ses propres recettes dans un dispositif national de centralisation et de dématérialisation des encaissements publics.



