Réflexion sur l’exécution du budget 2021 envue de la relance économique au Cameroun

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Louis Paul Motaze, Ministre camerounais des Finances

(BFI) – Le ministre des Finances et ses principaux collaborateurs ont échangé sur les leviers à actionner, vendredi dernier, au cours de la conférence annuelle.

Le ministère des Finances est au cœur même de la relance économique au cours de ce nouvel exercice budgétaire. Ce chantier sera le sien après une année 2020 marquée par un lot de contingences contraignant l’Etat à faire des réajustements sur ses objectifs de départ. « Pour 2021, c’est un tout autre défi que celui de la relance économique qui s’impose. Nous avons prévu un taux de croissance supérieur à 3%. Peut-être faut-il en faire plus. Nous avons eu à expliquer la politique d’import-substitution qui est un axe majeur de 2021 et qui veut que nous produisions localement. Mais, pour le faire, il faut encourager les producteurs locaux. Des ressources ont été prévues dans le budget et nous sommes en train de travailler pour proposer dans les jours à venir au Premier ministre un décret de répartition », a précisé Louis Paul Motaze, ministre des Finances. C’était vendredi dernier au cours de la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés du Minfi tenue par visioconférence.

L’autre défi qui s’impose en 2021, c’est le paiement de la dette. Il est question, d’après des responsables du Minfi, d’envisager son reprofilage en rachetant par exemple une partie des eurobonds contractés en 2015. Par ailleurs, « nous devons également faire quelque chose pour les entreprises publiques parce que pour que l’économie reparte, elles doivent cesser d’être un fardeau ou alors cesser de constituer un risque budgétaire pour l’Etat. Cela nécessite un certain nombre de choses.», a ajouté le Minfi. Il y a également les dépenses liées à la préparation de la CAN qu’il faudra assurer ainsi que la riposte sanitaire au Covid-19.

Avant de fixer ces axes, les différents directeurs généraux du Minfi ont exposé sur les contraintes et défis de l’exécution du budget en 2021. Le directeur général du budget a par exemple rappelé que le budget de l’Etat s’exécutera dans un contexte très compliqué, du fait des hypothèses démenties par la conjoncture, la recrudescence de la pandémie notamment. A côté de cette contrainte, il y a la persistance des tensions dans certaines régions, le nombre et le volume des besoins des entreprises publiques qui vont davantage augmenter au cours de cette année, la non-maîtrise véritable des besoins pour la CAN.

Les principaux pourvoyeurs en ressources au budget de l’Etat ont aussi dévoilé leurs stratégies. A la DGI, en dépit des contraintes on a présenté les opportunités, avec notamment la dématérialisation des procédures fiscales qui sera complète d’ici la fin de l’année, et qui va induire la fin du paiement des taxes et impôts en espèces auprès des réseaux fiscaux. Aux douanes, on va s’atteler à la mise en œuvre efficiente des mesures nouvelles et anciennes d’élargissement de l’assiette fiscale, notamment le droit d’accises à l’importation de certains produits dans le cadre de la politique d’import-substitution, l’encadrement des principaux produits pourvoyeurs de recettes et l’optimisation des recettes sur les hydrocarbures, les véhicules et les téléphones.

Omer Kamga

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