Editorial : Priorité aux activités de production

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Développement durable

(BFI) – Parmi les leçons que nous devrons tirer, nous Africains, de la crise humanitaire générée par le Covid-19 figurera en bonne place, pour ne pas dire en première place, la nécessité de développer les productions de toute nature qui permettent à l’homme de se nourrir, autrement dit de vivre. Les experts du monde entier sont, en effet, d’accord aujourd’hui sur le fait qu’une crise alimentaire de grande ampleur surgira à très court terme de la fermeture des frontières, de l’arrêt des transports, de la chute brutale du niveau de vie des peuples que le coronavirus a provoqués sur toute l’étendue de notre continent.

Vraie, évidente même pour l’Afrique dans son ensemble cette priorité s’imposera plus encore dans la zone géographique où nous vivons, autrement dit dans l’immense Bassin du Congo, région des Grands Lacs comprise, où vit près du quart de la population africaine. Tout simplement parce que les ressources naturelles que détient cette partie de la planète sont aussi vastes que diverses et que, par conséquent, leur mise en valeur rationnelle, organisée, apportera une réponse aussi directe que rapide au problème humanitaire ici évoqué.

Il n’y a, dira-t-on, rien de bien nouveau dans une telle réflexion puisque les pays comme le Cameroun n’ont pas attendu le drame actuel pour prendre la véritable mesure de l’enjeu que constituent le développement de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et se lancer dans une exploitation raisonnable de ces richesses. Certes, mais la crise dont nous vivons les premiers temps confirme désormais l’absolue nécessité de donner la priorité à ces activités humaines et, de ce fait, ouvre de nouvelles perspectives pour leur mise en œuvre. Avec un appui de la communauté internationale qui sera certainement très concret en raison de la menace énorme que font peser d’ores et déjà sur la Terre entière la famine,  les migrations, les affrontements entre les peuples qui pourraient surgir des troubles actuels.

Si un devoir s’impose, du moins nous semble-t-il, aux autorités publiques dans ce moment très particulier c’est bien celui d’accélérer le programme de mise en valeur du territoire sur lequel nous vivons afin d’attirer vers nous les moyens techniques, financiers et autres que la communauté internationale déploiera très vite pour conjurer le mauvais sort qui se profile à l’horizon.

Bertrand Abégoumégné

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