« Malgré la crise de la Covid-19, les établissements de crédit qui se sont refinancés auprès de la Beac ont globalement maintenu l’encours des crédits au secteur privé » Beac

0
163
BEAC

(BFI) – La reprise par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), dès mars 2020, des opérations d’injections de liquidité dans le système bancaire de la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), en riposte à la pandémie du coronavirus, a non seulement permis aux banques de maintenir leur sollicitude vis-à-vis du secteur privé, mais aussi d’améliorer leur volume des investissements sur ces agents économiques.

« Malgré la crise de la Covid-19, les établissements de crédit qui se sont refinancés auprès de la Beac ont globalement maintenu l’encours des crédits au secteur privé. En effet, après une baisse observée entre mars et août 2020, l’encours des crédits au secteur privé s’est progressivement redressé pour s’établir à 3 020 milliards de FCFA à fin mars 2021, niveau supérieur à celui enregistré au début de la crise (2 737 milliards de FCFA) » en mars 2020, peut-on lire dans la dernière édition de « La lettre de la recherche », une publication de la Beac.

Dans son article intitulé « évaluation des mesures adoptées par la Banque centrale en riposte à la pandémie de Covid-19 », Ivan Bacale Ebe Molina se veut plus précis. En effet, le directeur général des études, finances et relations internationales de l’institut d’émission des six pays de la Cemac, souligne que « le relèvement de l’encours des crédits au secteur privé de cette catégorie de banques coïncide avec le lancement des premières opérations d’injection de liquidité sur des maturités de 12 mois, dont l’objectif était d’offrir au système bancaire des ressources adéquates pour financer les emplois longs ; l’une des conditionnalités pour bénéficier de ces concours étant de s’engager à ne pas réduire l’encours des crédits à l’économie durant toute la durée de l’opération ».

Mais, au-delà des établissements de crédit qui ont dû recourir au refinancement de la banque centrale, pour continuer à financer l’économie, c’est le système bancaire de la Cemac, en général, qui a vu son portefeuille crédits croître entre mars 2020 et février 2021, en dépit de la crise sanitaire. En effet, révèle la dernière édition de « La lettre de la recherche » de la Beac, « entre mars 2020 et février 2021, l’encours des crédits à l’économie s’est accru de 7 785,6 milliards de FCFA à 8 309,6 milliards de FCFA (+524 milliards de FCFA, NDLR). Plus particulièrement, le financement du secteur privé a été maintenu avec un encours des crédits qui est passé de 6 557,7 milliards à 6 845,4 milliards sur la période de référence », ce qui correspond à une hausse de 287,7 milliards de FCFA. Cette réalité fonde certainement l’espoir de l’embellie projetée dans l’espace Cemac en cette année 2021 (1,3% de croissance), après la récession de 2020 (-1,7%).

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here