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Les exportations du Cameroun vers les États-Unis ont plus que doublé en sept mois

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Ces chiffres reposent sur les importations américaines en provenance du Cameroun, telles qu’enregistrées par le Bureau du recensement des États-Unis. Toutefois, les volumes mensuels ont été irréguliers, les achats étant fortement concentrés sur les mois d’avril et de mai.

Les mois d’avril et de mai ont représenté 78,5 % de la hausse

Les ventes ont atteint 56,2 milliards de Fcfa en avril et 29,7 milliards de Fcfa en mai. À eux deux, ces mois ont totalisé 85,9 milliards de Fcfa, soit 56,5 % des exportations enregistrées entre janvier et juillet. Une comparaison en glissement annuel met en évidence le rôle moteur des mois d’avril et de mai dans cette progression.

Le cumul des achats sur ces deux mois est passé de 37,2 millions de dollars en 2025 à 152,1 millions de dollars en 2026, soit une augmentation de 114,9 millions de dollars. Cette hausse a représenté 78,5 % du gain de 146,3 millions de dollars enregistré sur l’ensemble de la période de sept mois, selon des calculs effectués à partir des données publiées. Les autres mois ont affiché des montants inférieurs. Les ventes se sont élevées à 12,2 milliards de Fcfa en janvier et à 19,7 milliards de Fcfa en février, avant de chuter à 11,2 milliards de Fcfa en mars. Après avoir atteint un pic en avril et mai, elles sont retombées à 11,2 milliards de Fcfa en juin, pour ensuite remonter légèrement à 11,6 milliards de Fcfa en juillet.

L’excédent commercial atteint 54,2 milliards de Fcfa

Les exportations américaines vers le Cameroun ont également augmenté. Ils ont atteint 97,7 milliards de francs CFA au cours des sept premiers mois de 2026, contre 49,5 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 97,3 %. D’après les données américaines, le Cameroun a enregistré un excédent commercial de 54,2 milliards de francs CFA sur cette période.

Ce solde n’inclut pas les échanges de services. Les données commerciales ne permettent pas d’identifier les produits ou les entreprises à l’origine de ces flux. Elles ne distinguent pas non plus les variations de prix de celles des volumes expédiés. Par conséquent, ces données ne permettent pas de déterminer si la forte progression observée en avril-mai a touché plusieurs secteurs ou si elle résultait d’un nombre restreint d’expéditions.

Cédric Boyomo

Rédaction
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