(BFI) – La signature de l’avis d’appel à propositions (AAP) du projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville marque une avancée majeure dans la concrétisation de cette infrastructure stratégique. L’acte a été posé mardi 26 mai 2026 à Brazzaville par Jean-Pierre Bemba et Jean-Jacques Bouya, en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement.
Ce projet ambitieux, soutenu par les présidents Félix Antoine Tshisekedi et Denis Sassou Nguesso, vise à relier les deux capitales les plus proches du monde à travers un ouvrage de 1 575 mètres combinant route et voie ferrée. Il devrait faciliter les échanges commerciaux, renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale et améliorer la connectivité entre plusieurs pays de la sous-région.
Plus qu’un simple pont, ce projet symbolise une transformation majeure des échanges économiques entre les deux rives du fleuve Congo. Avec cette étape officielle, les deux États entrent désormais dans la phase stratégique de sélection du concessionnaire privé qui sera chargé du financement, de la construction et de l’exploitation de cette infrastructure gigantesque.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Jean-Pierre Bemba a insisté sur la portée économique et régionale du projet. « Il s’agit de la sélection du concessionnaire stratégique privé qui passera à la phase de financement, de construction et d’exploitation. Bien plus qu’un simple ouvrage de génie civil, il s’agit d’une œuvre de redynamisation du commerce transfrontalier », a-t-il déclaré.
Longtemps évoqué sans véritable avancée concrète, le projet du pont Kinshasa-Brazzaville apparaît désormais comme un chantier appelé à modifier profondément la circulation des biens, des personnes et des investissements entre les deux pays voisins. Les autorités congolaises des deux rives voient dans cette infrastructure un levier stratégique pour accélérer l’intégration régionale, fluidifier le transport entre Kinshasa et Brazzaville, mais aussi renforcer les connexions commerciales entre l’Afrique centrale et le reste du continent.
Au-delà des enjeux économiques, ce projet porte également une forte dimension politique et symbolique. Jean-Pierre Bemba a salué la volonté commune des présidents Félix Tshisekedi et Denis Sassou Nguesso, qu’il considère comme les principaux moteurs de cette initiative historique. Si le calendrier définitif des travaux reste encore attendu, la signature de cet appel à propositions marque néanmoins un tournant important dans la concrétisation d’un projet longtemps considéré comme un rêve entre les deux Congo.
Estimé à 414 millions de dollars, ce pont représente bien plus qu’un simple chantier : il symbolise une volonté commune de développement et de coopération entre deux États voisins, avec des retombées économiques attendues pour toute la région.




