Le Groupe des Ambassadeurs des pays de la Région Afrique Centrale auprès de l’Union Africaine soutient la demande d’accréditation de la BDEAC

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(BFI) – Cette rencontre de haut niveau s’est tenue à Addis-Abeba (Ethiopie), avec la participation de tous les pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), ainsi que la Représentante de cette CER auprès de l’Union Africaine.

 Au cours de cette réunion, le Président a plaidé pour l’obtention d’un statut d’observateur auprès de l’Union Africaine, le lieu où les questions de développement du continent sont discutées et adoptées. Région la plus riche du continent et bénéficiant d’une position géographique stratégique au cœur de l’Afrique, la zone constituée par les pays membres de la CEEAC doit tirer grandement avantage de ces atouts comparatifs. Elle doit se donner tous les moyens pour défendre ses intérêts aussi bien au niveau politique qu’en ce qui concerne les stratégies de développement.

En effet, les concepteurs ou précurseurs de l’intégration régionale en Afrique l’ont envisagée de façon bipolaire, avec une structure à vocation politique et une entité à vocation financière, économique ou développement. Toutes les sous-régions sont ainsi organisées avec une Commission d’une part et une banque de développement d’autre part, toutes représentées auprès de l’Union Africaine. A cet égard, il est plus que nécessaire que la BDEAC, banque de développement de l’Afrique Centrale, participe aux grandes discussions qui engagement les politiques de développement des pays de la CEEAC.

La démarche de la BDEAC est d’autant plus fondée que les actions menées dans le cadre du Plan Stratégique 2017-2022 sont cohérentes avec l’agenda 2063 de l’Union Africaine. En ce sens, la BDEAC est pleinement engagée dans le financement de projets de développement durable, l’inclusion financière, l’intégration régionale et la promotion d’une Afrique forte et respectée.

Sur la base de ce qui précède, le statut d’observateur permettra à la BDEAC de faire entendre la voix et la spécificité de l’Afrique Centrale dans les discussions stratégiques qui engagent le financement du développement de notre continent. 

En clôturant son adresse, le Président a demandé le soutien des Ambassadeurs, tout en leur remettant formellement ce dossier, afin qu’ils le prennent en charge, le présentent et le défendent auprès des instances appropriées de l’Union Africaine. Il a fondé l’espoir que cette ambition naturelle de la BDEAC se concrétise dans les meilleurs délais, surtout avec l’appui lourd des Ambassadeurs.

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