Le Gabon fixe le processus de règlement de sa dette intérieure

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Dette

(BFI) – Les entreprises créancières de l’Etat pourraient de nouveau passer à la caisse. Elles ont été invitées par la présidence de la République à présenter les justificatifs en vue de la signature d’une convention pour l’apurement de leurs dettes, informe un communiqué de la task force présidentielle pour le règlement de la dette intérieure signée le 26 mars 2021.

« Dans le cadre de la gestion active et efficiente du portefeuille de la dette, la taskforce de la présidence de la République pour le règlement de la dette intérieure porte à l’attention de tous les créanciers ayant un procès-verbal de leurs créances vérifiées par ses équipes notifiant leurs créances réelles hors impôts, Cnamgs (Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale) et CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), de se présenter avec mandat (pour les représentants) et le tampon de la société, pour la signature des conventions d’apurement de la dette. La date butoir des signatures est prévue le 5 avril 2021 à l’immeuble Prémium 1er étage ».

Et « passé ce délai, toute absence sera considérée comme un refus », précise le communiqué qui ne donne pas plus de précisions sur les entreprises concernées.

Rappelons que ces derniers mois, l’Etat a remboursé sa dette envers plusieurs entreprises au titre de la dette intérieure. Soit un montant de 4 milliards de FCFA déjà versé à la date du 12 novembre 2020. « Toutes les dettes de moins de 70 millions ont déjà été soldées pour un montant de 4 milliards de FCFA… l’objectif de l’État est de payer, en totalité et dans les meilleurs délais, ce qu’il doit effectivement payer », affirmait récemment Jessye Ella Ekogha, le porte-parole de la présidence de la République.

La task force pour le règlement de la dette intérieure du Gabon a été mise en place en 2020 dans l’optique de « conduire un audit sur l’ensemble de la dette intérieure du pays. Son résultat est sans appel. Sur les 1030 milliards de FCFA de dette intérieure audités, 623 milliards se sont révélés fictifs, soit un ratio de 62 %. Autant d’argent qui n’aurait pas servi à financer nos dépenses d’investissement ou nos dépenses sociales », a indiqué le coordinateur général des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin dans une interview récemment accordée à l’Agence écofin.

C’est le coordinateur général des affaires présidentielles qui pilote cette task force dont l’objectif est de valider la dette intérieure réelle et assurer le paiement des créances tangibles des entreprises.

Le Nouveau Gabon

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