Le Cameroun prévoit une hausse de la production du caoutchouc naturel au 2e trimestre 2021

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(BFI) – Entre ce 1er avril et le 30 juin 2021, la production du caoutchouc naturel au Cameroun repartira à la hausse, selon le « test prévisionnel de conjoncture dans la zone Cemac au 2e trimestre 2021 », que vient de publier la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Cette augmentation de la production, souligne la banque centrale des États de la Cemac, est à mettre « en relation avec la reprise de la demande internationale et la réhabilitation des plantations dans la région du Sud-Ouest ».

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les principaux producteurs locaux d’hévéa (matière première) tels que Safacam, Hévécam ou encore Sud Cameroun Hévéa, dont les activités ont pâti de la pandémie du coronavirus au cours des derniers mois. L’embellie annoncée dans la production du caoutchouc dans le pays augure surtout une véritable reprise de cette activité à la Cameroon Development Corporation (CDC), l’agro-industriel public qui a payé le plus lourd tribut de la crise dite anglophone, qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun depuis fin 2016.

Avec la réhabilitation de ses plantations du Sud-Ouest, comme l’annonce la Beac dans le document susmentionné, la CDC, 2e employeur du Cameroun après l’administration publique, devrait améliorer ses revenus sur le segment hévéa (cours mondiaux à la hausse depuis le 3e trimestre 2020, NDLR). Car, comme les branches banane et huile de palme, celle-ci n’a pas échappé à la bourrasque de la crise dite anglophone.

À titre d’exemple, au premier semestre 2019, la CDC n’a pu produire que 878 tonnes de caoutchouc sur des projections initiales de 4000 tonnes, selon Franklin Ngoni Njie, le directeur général de cette entreprise à capitaux publics. Ce qui représente un taux de réalisation des objectifs de seulement 23 %. À l’origine de cette contreperformance, apprend-on officiellement, se trouve la fermeture de sept plantations d’hévéa sur les onze que compte la CDC, en raison des agressions des employés par les militants séparatistes.

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