(BFI) – Le ministère camerounais des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) et la Chambre d’agriculture, de pêche, d’élevage et de foresterie (CAPEF) ont signé un accord de partenariat visant à officialiser les activités d’incubation à l’École pratique d’agriculture et de bois d’Ambam (EPABA), également connue sous le nom d’EPABA Business Lab.
Cet accord a été signé le 17 juillet 2026, dans le cadre des efforts déployés pour renforcer l’entrepreneuriat rural et soutenir l’émergence de petites et moyennes entreprises (PME) tout au long des chaînes de valeur stratégiques, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la foresterie.
Selon la CAPEF, dans le cadre de ce partenariat, l’EPABA accueillera un système d’incubation destiné à accompagner les étudiants, les porteurs de projets, les coopératives et les PME dans la transformation de leurs idées commerciales en entreprises opérationnelles. Le MINPMEESA, quant à lui, apportera un soutien technique à l’incubateur, assurera le suivi et l’évaluation des projets incubés et veillera à ce que les modules de formation soient conformes aux normes nationales. La CAPEF apportera son infrastructure de formation, son expertise technique et son réseau de partenaires pour soutenir le fonctionnement du centre et l’encadrement des bénéficiaires.
Lors de la cérémonie de signature, le président de la CAPEF a déclaré que ce partenariat marquait une étape importante dans le développement du réseau d’écoles pratiques de l’institution. Il a souligné que l’EPABA, située dans une région à fort potentiel agricole, forestier et économique transfrontalier, devrait devenir un pôle de formation, d’innovation et de développement d’entreprises pour les jeunes, les producteurs et les organisations professionnelles.
De son côté, le ministre du MINPMEESA, Achille Bassilekin III, a indiqué que cet accord permettrait à l’EPABA de finaliser son processus de formalisation en tant que structure d’incubation reconnue. Selon le ministre, l’objectif est de transformer les idées entrepreneuriales développées par les apprenants en entreprises viables, capables de créer de la valeur et des emplois. Le ministre a également souligné la nécessité d’incubateurs spécialisés, adaptés aux réalités des différents secteurs. Il a insisté sur l’importance stratégique de l’industrie du bois, qui devrait jouer un rôle plus important dans la transformation locale et la valorisation des ressources forestières, conformément aux objectifs nationaux de renforcement de la compétitivité industrielle et de développement des chaînes de valeur nationales.
Au-delà de la formation, les parties prenantes estiment que ce partenariat devrait favoriser le développement des chaînes de valeur agricoles, forestières et agroalimentaires en aidant les entrepreneurs à structurer leurs projets, à accéder à des services d’accompagnement et à bâtir des entreprises durables. Les deux institutions précisent que cette initiative vise à soutenir la croissance des PME compétitives, à améliorer l’employabilité des jeunes et à favoriser la création de richesse grâce à une transformation locale accrue des ressources naturelles.
Christian Trésor Adong



