(BFI) – Le Cameroun et la Tunisie souhaitent renforcer leur coopération en matière d’investissement et les réseaux de soutien aux entreprises dirigées par des femmes à travers l’Afrique, grâce à un programme combinant incubation, accélération et mentorat international.
Cette initiative a été présentée lors d’une conférence économique camerounaise-tunisienne sur l’entrepreneuriat féminin, qui s’est tenue à Douala. Cette conférence a réuni des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax (Tunisie), de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA), des investisseurs et des organismes de soutien à l’entrepreneuriat.
Selon les responsables, ce programme s’inscrit dans le cadre plus large des efforts visant à approfondir l’intégration économique intra-africaine au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), notamment par le renforcement des chaînes de valeur régionales, des partenariats transfrontaliers et la valorisation des ressources locales. Le programme cible les femmes entrepreneures, les start-ups innovantes et les PME technologiques de plusieurs pays africains, dont le Cameroun, le Gabon, le Congo-Brazzaville, l’Algérie et la Tunisie.
Dans le cadre de cette initiative, une délégation conduite par Hichem Elloumi, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, s’est rendue à Bafoussam, dans la région de l’Ouest du Cameroun, les 11 et 12 mai, afin d’identifier des entreprises détenues par des femmes présentant un fort potentiel de développement et susceptibles de bénéficier d’un soutien financier et technique.
Selon Maryse Ndjenga, chef de projet chez Afrique Innovante, près de 300 projets portés par des femmes du Cameroun, du Congo-Brazzaville et du Gabon ont été évalués lors de la phase de sélection. Parmi ceux-ci, 100 projets ont été retenus pour un accompagnement en incubation visant à aider les entrepreneuses à consolider et structurer leurs modèles économiques. Elle a ajouté que neuf projets entreraient dans une phase d’accélération, tandis que trois projets de plus grande envergure participeraient à un programme d’immersion en Algérie dans les prochains mois.
Les entrepreneuses y rencontreront des mentors et des investisseurs potentiels. M. Elloumi a souligné que les jeunes entrepreneurs africains se positionnaient de plus en plus autour des opportunités liées à la transformation des ressources locales et au développement régional. « Les jeunes sont conscients qu’il reste beaucoup à faire sur notre continent. Ils recherchent des financements et un soutien conformes aux normes internationales », a-t-il déclaré.
Selon Halidou Bello, secrétaire général de la CCIMA, des mécanismes de coopération renforcés entre les milieux d’affaires africains seront nécessaires pour soutenir le développement des échanges commerciaux et des investissements dans le cadre de la ZLECAf.




