La transition énergétique verte, un moteur de développement pour l’Afrique

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Véra Songwe

(BFI) – Afin d’amener le continent africain à se développer sans générer d’impact climatique, le continent mise sur une transformation énergétique verte. Pour aboutir à cette vision, de nombreux pays africains tels que l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Maroc, et l’Afrique du Sud font preuve d’engagement ferme en faveur d’une utilisation accélérée des énergies renouvelables modernes. Toutefois, d’autres pays comme la République démocratique du Congo se sont fixé des objectifs ambitieux en matière d’énergies renouvelables.

Les autorités africaines sont en quête d’une formule gagnante pour une bonne transition énergétique verte. Pour y parvenir un ensemble de réglementations, et un accès aux marchés financiers appropriés sont en train d’être mis au point. Pour l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, les différentes activités menées sur le continent pour une transition énergétique vont permettre à l’Afrique de satisfaire près d’un quart de ses besoins énergétiques d’ici 2030.

« A la conférence du Cop26, nous avons beaucoup parlé d’énergie et surtout d’énergie renouvelable. Nous avons parlé de comment est ce que nous devons passer à cette transition énergétique et comment les pays en voie de développement peuvent contribuer ou peuvent prendre avantage de cette transition » indique la camerounaise Véra Songwe, Secrétaire Exécutif de la commission Economique pour l’Afrique (CEA).

D’après des rapports de la banque mondiale, sur une population totale estimée à 1,2 milliard d’habitants en Afrique, plus de 645 millions vivaient encore sans électricité en 2017. Une situation qui selon l’institution résulte non pas de l’insuffisance de l’électricité, mais d’une inégale distribution de celle-ci. Pour les autorités du continent, il faut encourager les pays à aller vers une transition énergétique verte. Cela va favoriser l’essor du développement industriel et renforcer le secteur énergétique. « Et finalement pour l’énergie renouvelable, il s’agit de montrer que l’Afrique n’est pas seulement consommateur de l’énergie mais nous sommes aussi producteur et nous pouvons servir le monde entier en produisant et mettre en exportation pour d’autres pays » a -t-elle continué.

D’après les autorités africaines, avec les efforts consentis pour répondre à une forte demande énergétique en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation croissante et de l’industrialisation du commerce, l’Afrique pourrait devenir d’ici 2030, un centre intellectuel sur les problématiques en rapport aux énergies renouvelables.

Placide Onguéné

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