En RDC, 70% de la production cuprifère proviennent des entreprises chinoises 

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(BFI) – La coopération sino-congolaise a permis au Trésor public de collecter 1,3 milliard de dollars américains en taxes au cours de l’exercice 2021. Les entreprises minières ont consenti des investissements lourds pour doubler la production du cuivre entre 2016 et 2021, passant de 842 000 à 1,8 million de tonnes. Selon les sources concordantes, la Chine domine aujourd’hui le marché minier de la République démocratique du Congo (RDC).

Cette année, la RDC et la Chine célèbrent le cinquantenaire de leur coopération qui a évolué fortement au cours des dernières années. D’une manière générale, la RDC est classée dans le top 5 des pays bénéficiaires des investissements chinois dans le monde. L’un de ses plus gros investissements concerne le port terrestre de Kasumbalesa, avec une enveloppe de l’ordre de 230 millions de dollars américains.

Si l’empire du milieu arrive dans le secteur minier à la faveur des controversés « contrats chinois », il détient aujourd’hui 80 % du marché, en partenariat avec la Générale des carrières et des mines et d’autres partenaires. Mieux, 70 % du volume de la production annuelle du cuivre sont produits par des entreprises chinoises. Entre 2016 et 2021, cette production annuelle est passée de 842 000 à 1,8 million de tonnes. Pour l’exercice précédent, les entreprises minières ont versé au pays la somme de 1,3 milliard de dollars américains en taxes, soit 16 % des recettes budgétaires. A cela, il convient d’ajouter les redevances et autres dividendes tant en matériels qu’en finances.

Au regard de ce qui précède, une opinion largement répandue présente les relations entre les deux pays comme « les plus attractives et utiles au monde ». En trois années, les entreprises chinoises ont investi plus d’un milliard de dollars américains dans le secteur minier de la RDC. Des investissements qui paient aujourd’hui car le pays est revenu à la troisième place des producteurs de cuivre au niveau mondial. En outre, il a retrouvé la première place mondiale en tant que producteur des minerais, avec des équipements de pointe et des technologies avancées.

Sur certains sujets qui fâchent, notamment l’entrée illégale des ressortissants chinois sur le sol congolais, l’on estime approximativement leur nombre à 20 000 personnes installées régulièrement sur le territoire national. Les cas d’irrégularités constituent une petite minorité. Sur ce dernier point, il faut relever que les bureaux de représentation de la Chine en RDC ont demandé à leurs ressortissants de se conformer aux lois et réglementations congolais. La même rigueur est observée pour les sociétés fictives chinoises estimées à près de sept dans le Sud-Kivu. Il y aurait plus qu’une seule opérant dans le noir au Kivu.

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