(BFI) – Le géant nigérian du ciment Dangote Cement Plc a signé en 2025 l’une des meilleures performances financières de son histoire, porté par une forte progression de son chiffre d’affaires et une baisse marquée de ses coûts financiers. Selon ses résultats audités déposés à la Bourse nigériane (NGX), le groupe a enregistré un bénéfice avant impôts de 627,3 milliards FCFA, pour l’exercice clos au 31 décembre 2025, en hausse de 109 % par rapport aux 300,3 milliards FCFA réalisés en 2024.
La rentabilité nette suit la même dynamique. Le bénéfice après impôts a plus que doublé pour atteindre 414,1 milliards FCFA, contre 206,3 milliards FCFA un an plus tôt. Le bénéfice par action s’est établi à 24,5 FCFA. Fort de ces performances, le conseil d’administration propose un dividende de 18,45 FCFA par action, en progression de 50 % par rapport à l’exercice 2024.
Pour le directeur général Arvind Pathak, l’année 2025 constitue une « année marquante » pour le groupe. Le chiffre d’affaires consolidé a progressé de 20,3 % pour atteindre 1 765,7 milliards FCFA, tandis que l’EBITDA a bondi de 43,4 %. La direction souligne que cette progression repose davantage sur la discipline des marges et l’efficacité opérationnelle que sur l’expansion des volumes.
L’année a été marquée par des avancées opérationnelles majeures, notamment la mise en service d’une usine de broyage de 3 millions de tonnes par an en Côte d’Ivoire au troisième trimestre. Les exportations de ciment et de clinker ont augmenté de 18,6 %, avec notamment 34 cargaisons de clinker expédiées vers le Ghana et le Cameroun. Parallèlement, Dangote Cement accélère sa transition énergétique avec le déploiement de plus de 3 000 camions fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC), l’objectif étant de convertir l’ensemble de sa flotte logistique d’ici 2027.
Sur le plan commercial, le groupe a généré une croissance de revenus. Le Nigeria demeure le principal moteur de cette expansion, avec une hausse de 35 % du chiffre d’affaires domestique, confirmant le rôle central du marché local dans la performance globale du groupe. À l’inverse, les opérations panafricaines ont affiché une relative stabilité, générant environ 553,5 milliards FCFA.




