Climat des affaires : le CIAN fait des entreprises le centre du rebond économique en Afrique

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(BFI) – Lors de la rencontre de haut niveau menée en distanciel sur le secteur privé considéré comme le moteur de la relance de l’économie africaine, les intervenants ont dressé un état des lieux, et présenté leur modèle de relance face à la pandémie de Covid-19. 

Le secteur privé, moteur de la relance

Dans leur prise de parole, les participants ont tous insisté sur la résilience à la diversification, à l’importance et à la place essentielle du digital, à l’augmentation de la dématérialisation, à l’agilité, entre autres, pour une relance rapide.

La Secrétaire générale de la présidence du Togo, Sandra Ablamba Johnson, a indiqué que son pays compte mettre en place la digitalisation dans tous les services publics d’ici 2025. Le ministre du Commerce, de l’industrie et des PME du Gabon, Hugues Mbadinga a pour sa part a insisté sur la transformation des matières premières et des aides diverses du gouvernement. Tandis que Elisabeth Medou Badang, directrice de Zone Orange, Afrique-Moyen-Orient a lancé un appel à l’accélération de l’inclusion du numérique dans l’éducation, la santé, et dans toutes les parties prenantes de l’intégration régionale, soulignant les besoins de prévisibilité, de stabilité et de flexibilité. Elle a appelé aussi à ” briser les monopoles, à des Etats plus ambitieux, avec une vision à long terme, y compris dans les enjeux budgétaires“.

Si les situations peuvent être diverses, selon les pays et les secteurs, pour Richard Bielle, CEO du groupe CFAO, la base reste la sécurité, la stabilité de l’environnement. Ajoutant : “L’élite africaine doit relancer l’économie. Cela passe par la dette, mais à des coûts comparables à ceux en Europe (taux très faible). Il faut des mouvements de fonds. Même quand le challenge est compliqué, il faut le faire. Le développement de l’Afrique passe par son industrialisation “.  

L’Etat et le secteur privé doivent développer un dialogue permanent. L’Etat doit accorder des avantages à travers par exemple les Zones économiques spéciales (ZES), les zones agricoles, le guichet unique pour accompagner les entreprises. La confiance est essentielle dans un tel contexte”, a relevé Hugues Mbadinga.

Redresser l’image de la France

il faut redresser l’image de la France en Afrique“, a déclaré de son côté Sébastien Bazin, président du groupe hôtelier Accor, dans un focus sur l’après-crise. Il s’est félicité de la gestion efficace de la crise par l’Afrique, et ne compte pas “changer ses ambitions d’investir” sur le continent… “Le pari doit être tenté. La nouvelle zone de libre-échange continental est une opportunité”, avec un fonds de 500 millions d’euros, il est prêt à s’y engager.

En la jeunesse africaine, il voit une opportunité et compte “changer le modèle, grâce au télétravail”, affirmant que la clientèle va changer. “Il ne faut pas laisser l’Afrique à la Chine”, a-t-il martelé. Aux Français qui vont en Afrique, Sébastien Bazin les invitent à respecter le continent. Et quant aux Africains qui veulent voyager, il les invite, avant de se rendre ailleurs, à effectuer un tourisme national, régional et continental. 

Pour conclure le forum, le Président délégué du CIAN, Etienne Giros, a rappelé que les entreprises sont le facteur clé du développement de l’Afrique. La France, notamment les entreprises françaises ont une place et un rôle importants à jouer a-t-il affirmé avant de donner rendez-vous aux participants le 1er juillet à Paris, en présentiel cette fois-ci.

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