(BFI) – Le Cameroun a lancé une nouvelle campagne de recrutement dans la fonction publique, offrant plus de 2 300 postes au sein des agences et institutions publiques. Cette annonce a été faite le 4 juin par Joseph Lé, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative.
La campagne de recrutement comprend des embauches directes, des programmes de recrutement spécialisés et des concours professionnels visant à favoriser l’avancement de carrière au sein de la fonction publique. Au total, 890 postes sont à pourvoir par les voies de recrutement classiques. Parmi ceux-ci, 470 sont accessibles par concours, 100 places de formation à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et aux Centres nationaux de la jeunesse et des sports (CENAJES), 220 places à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) et 100 postes par sélection directe.
Selon le ministère, les concours de recrutement direct concerneront principalement les services de l’administration financière, notamment les services fiscaux et douaniers, ainsi que l’agriculture, les mines et la géologie, le génie civil, l’élevage, la pêche maritime, les télécommunications et la santé publique. Le gouvernement a également approuvé 1 200 postes de recrutement spéciaux. Parmi ceux-ci, 1 000 sont réservés aux diplômés des Écoles Supérieures de Formation des Enseignants (ESFE) et des Écoles Supérieures de Formation Technique des Enseignants (ESFE), tandis que 200 postes sont destinés aux médecins spécialistes.
Joseph Lé a indiqué que ces programmes de recrutement spéciaux s’inscrivent dans le cadre des mesures annoncées par le président Paul Biya pour renforcer les effectifs dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Selon le ministère, le recrutement des diplômés des ESFE et des ESFE se fera par le biais d’un système d’affichage des postes.
Par ailleurs, 215 postes ont été ouverts par concours aux fonctionnaires souhaitant une promotion ou un avancement au sein de l’administration publique. Cette campagne de recrutement intervient dans le contexte d’efforts gouvernementaux plus larges visant à la fois à renforcer les effectifs dans les secteurs prioritaires et à améliorer le contrôle des effectifs de la fonction publique. Les autorités citent le Recensement Physique des Personnels de l’État (RPPE), lancé en 2018, comme une réforme clé.
Selon les chiffres officiels, cette opération a conduit à la radiation ou au licenciement de plus de 8 000 fonctionnaires des registres de paie de l’État. Le déploiement du Système intégré de gestion des effectifs et de la paie (AIGLES), prévu le 1er janvier 2025, s’inscrit dans cette même démarche. Cette plateforme vise à améliorer la gestion des effectifs, à contrôler les dépenses salariales et à aider les autorités à détecter l’absentéisme et autres irrégularités administratives.
Par cette nouvelle campagne de recrutement, le gouvernement cherche à concilier deux priorités : remédier aux pénuries de personnel dans des secteurs essentiels comme l’éducation et la santé, tout en renforçant le contrôle de la gestion de la paie et des dossiers du personnel du secteur public.
Christian Trésor Adong




