(BFI) – Le Cameroun s’emploie à consolider les acquis de sa filière bananière, soutenue depuis 2013 par plus de 31 milliards de FCFA de subventions de l’Union européenne. Ce financement a été octroyé dans le cadre du Programme de mesures d’accompagnement de la filière banane (connu sous l’acronyme MAB), dont l’atelier d’évaluation finale s’est tenu à Yaoundé le 23 septembre 2026.
La réunion, coprésidée par le ministre délégué auprès du MINEPAT, Paul Tasong, et l’ambassadrice de l’UE au Cameroun, Veronika Boskovic Pohar, a permis d’examiner les résultats du programme et les moyens de les pérenniser. Selon le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), le soutien de l’UE a financé des infrastructures et des équipements, le renforcement des compétences et du capital humain, ainsi que des mesures visant à améliorer la productivité et la compétitivité des plantations de bananes. Le programme a également appuyé les démarches de certification internationale et l’amélioration des conditions de travail, tout en contribuant au maintien des emplois dans les zones de production bananière. La délégation de l’UE au Cameroun a par ailleurs indiqué que le programme avait renforcé les compétences et contribué à la création de milliers d’emplois, parallèlement aux investissements réalisés dans les infrastructures.
Priorité à la pérennisation de la compétitivité
Lors de l’atelier d’évaluation finale, l’accent a été mis sur la préservation des acquis techniques, économiques, sociaux et environnementaux obtenus durant la mise en œuvre du programme. Le MINEPAT a précisé que le programme avait soutenu les grands producteurs de bananes ainsi que les initiatives menées par l’Association bananière du Cameroun. Des activités de formation et de renforcement des capacités ont complété les investissements matériels.
L’évaluation finale vise à définir des mesures pour renforcer la compétitivité à long terme de la filière. Le MINEPAT considère la filière banane comme un élément clé des exportations agricoles non pétrolières du Cameroun. Les investissements réalisés dans le cadre du programme visaient à la fois la capacité de production des plantations et leur aptitude à répondre aux exigences de certification internationale.
Cette démarche s’inscrit également dans les priorités de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 du Cameroun, notamment la transformation structurelle, le développement des secteurs productifs, la création d’emplois et la compétitivité nationale. Lors de la réunion de Yaoundé, l’ambassadrice de l’UE, Veronika Boskovic Pohar, a également mis en avant le volet « capital humain » du programme, soulignant que l’investissement dans ce secteur ne se limite pas aux infrastructures mais englobe aussi les acteurs de la production.
Le MINEPAT a indiqué que l’évaluation finale visait à consolider les acquis du programme et à définir les mesures futures pour la filière bananière. Le ministère a par ailleurs évoqué le partenariat Cameroun-UE comme s’inscrivant dans un soutien plus large aux secteurs productifs, à l’emploi et à la création de valeur.
Omer Kamga




