(BFI) – Plombée par la flambée du prix du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient, Royal Air Maroc suspend temporairement douze lignes internationales, dont plusieurs dessertes vers l’Afrique subsaharienne et des liaisons européennes depuis Casablanca, Tanger et Marrakech.
Dans un contexte marqué par la forte hausse des prix du kérosène, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ainsi que par un ralentissement de la demande sur certaines dessertes, Royal Air Maroc est amenée à prendre des mesures d’adaptation de son réseau international.
En Afrique centrale, les vols Royal Air Maroc (RAM) à destination de Douala et de Yaoundé, au Cameroun, et de Libreville, au Gabon, sont suspendus jusqu’au 9 juin. Ceux en direction de Bangui, en Centrafrique, le sont jusqu’au 17 juin. Quant à Kinshasa, en RDC, et Brazzaville, au Congo, il faudra attendre le 30 juin pour une reprise de la ligne, même si « des mises à jour » pourraient intervenir « en fonction de l’évolution de la situation », prévient la compagnie. Royal Air Maroc n’a pas précisé de date d’application de ses suspensions, mais selon une source interne à l’entreprise, la mesure devait entrer en vigueur dès dimanche 24 mai 2026. Quoi qu’il en soit, cette décision a d’ores et déjà entraîné des annulations de vols alors qu’il n’est désormais plus possible de réserver des billets d’avion pour les liaisons concernées.
Dans son communiqué, la RAM explique que cette décision est une « conséquence directe des tensions géographiques au Moyen-Orient » et de la « forte hausse des prix du kérosène ». En un mois, le prix du baril de pétrole a presque doublé.
De son côté, Royal Air Maroc, qui assure 36 dessertes sur le continent, se défend d’avoir abandonné l’Afrique et s’engage à « rétablir progressivement ces lignes dès que les conditions opérationnelles et économiques le permettront ». « Bien au contraire même : 90% des liaisons sont maintenues malgré cette conjoncture économique fortement défavorable », indique une source contactée au sein de l’entreprise qui précise que « si la situation géopolitique s’améliore et que les cours du kérosène baissent de manière significative, [la RAM] reprendra la plupart de ses routes africaines ».
Royal Air Maroc mettra en œuvre toutes les dispositions nécessaires afin d’accompagner les clients concernés par ces suspensions et de limiter au maximum les désagréments occasionnés. La compagnie nationale suit avec une grande attention l’évolution de la situation internationale et s’emploiera à rétablir progressivement ces lignes dès que les conditions opérationnelles et économiques le permettront, conclut le communiqué.
Antoine Mboussi




