Ngozi Okonjo-Iweala, désormais unique candidate à la tête de l’OMC

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(BFI) – Depuis le départ anticipé de Roberto Azevedo, l’OMC est dans un processus de désignation d’un nouveau directeur général. De 8 candidats au départ il ne restait plus que 2 finalistes, à savoir : la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala en tête dans les votes et la Sud-coréenne Yoo Myung-hee soutenue par les USA.  

L’ancienne ministre nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala (photo), est désormais plus que jamais proche de prendre la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans un communiqué du ministère sud-coréen du Commerce publié vendredi dernier, la candidate coréenne Yoo Myung-hee a annoncé son retrait de la course à la direction de l’institution, laissant la candidate nigériane seule en lice.

Selon les autorités coréennes, la décision a été prise suite à une discussion tenue entre Séoul et les Etats-Unis. « En raison de la vacance prolongée à la direction de l’OMC, l’avenir de l’Organisation est également devenu incertain », a déclaré la ministre Myung-hee dans son communiqué. Et d’ajouter : « afin d’accélérer la recherche d’un consensus entre les pays membres sur la sélection d’un nouveau directeur général, j’ai décidé de renoncer à ma candidature, en coopération étroite avec les Etats-Unis, notre allié de poids ».

Jusque-là, la Corée du Sud était le seul pays en concurrence avec le Nigeria pour le poste de directeur de l’OMC. Alors qu’elle semblait bien partie pour être élue après avoir obtenu le plus grand nombre de voix de la part des pays membres, Ngozi Okonjo-Iweala avait dû faire face à un blocage de l’administration Trump qui soutenait Yoo Myung-hee. Une situation qui a conduit à un arrêt du processus de sélection, la nomination d’un nouveau chef étant soumise à un consensus entre tous les membres.

Depuis le départ anticipé de l’ancien patron de l’Organisation, Roberto Azevedo en 2020, l’OMC fonctionne sans directeur général. Conformément à sa politique « anti-multilatéralisme », l’ancien président américain Donald Trump avait contribué à freiner ses activités en bloquant la nomination des juges de la cour d’appel de l’organe de règlement des différends (ORD). Cependant l’élection de Joe Biden, un démocrate fondamentalement « pro-multilatéralisme » à la tête du pays, devrait permettre de changer la donne.

D’ailleurs, même s’il ne s’est toujours pas officiellement prononcé sur la question, il est très probable que le nouveau chef d’Etat soutienne la candidate nigériane. Ce, d’autant plus que la ministre Yoo Myung-hee a annoncé que l’administration Biden avait décidé de « respecter » son choix.

Rappelons que si les Etats-Unis, la Corée du Sud et les 162 autres membres de l’OMC se rallient à un consensus pour nommer Ngozi Okonjo-Iweala, elle deviendra la première femme de l’histoire et la première Africaine à diriger l’OMC depuis 25 ans.    

André Noir

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