(BFI) – A l’initiative du média EcoMatin, dirigé par Émile Fidieck, la 4e édition de la Finance Week s’ouvre ce 30 avril 2026 au Starland Hôtel. Placée sous le thème « Investissement privé : bâtir la nouvelle puissance économique de la CEMAC », la rencontre réunira pendant deux jours les principaux décideurs publics et privés de la CEMAC autour des enjeux de financement et de diversification économique.
Parmi les acteurs attendus figurent notamment Louis Banga Ntolo, Directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Laya Sidibé, Directrice générale de SanlamAllianz Cameroun, Pierre Kammogne, cadre dirigeant d’Afriland First Bank, Leandre Djummo, Directeur général de la Commercial Bank Cameroun (CBC), Mathieu Ebanda, Président-directeur général d’Elite Capital Group, Hayssam El Jammal, Directeur général de Prometal, Christian Din Dika, Président-directeur général d’ESS Group, ainsi que Anthony Minko Milam, ambassadeur du Gabon au Cameroun.
Selon les organisateurs, plus de 300 décideurs de haut niveau sont attendus, incluant des ministres, régulateurs, dirigeants d’institutions financières et investisseurs, avec pour objectif de renforcer le rôle du secteur privé dans la création de valeur, la mobilisation de l’épargne et le financement des économies de la sous-région. Les échanges porteront notamment sur le développement des marchés financiers, l’attractivité des investissements et les mécanismes de financement de l’économie hors ressources extractives, dans un contexte de contraintes budgétaires accrues pour les États de la CEMAC.
Dans un environnement international marqué par la volatilité des flux de capitaux, le durcissement des conditions financières et la recomposition des chaînes de valeur, la thématique retenue prend une résonance particulière. La BVMAC, longtemps perçue comme embryonnaire, tente aujourd’hui de changer de statut, portée notamment par des opérations structurantes telles que l’introduction en Bourse de BGFI Holding, qui a contribué à restaurer une certaine crédibilité du marché.
Sous l’œil de la BEAC, garante de la stabilité monétaire, la question de l’intégration financière régionale reste centrale : sans marchés de capitaux plus profonds, liquides et interconnectés, la CEMAC peinera à canaliser efficacement l’épargne vers l’investissement productif. En filigrane, c’est bien la capacité de la sous-région à passer d’une économie administrée à une économie de marché structurée qui se joue — un glissement encore inachevé, mais désormais difficilement contournable.




