« L’industrialisation des économies africaines est un préalable au développement du commerce intra-africain » Pr. Ebe Evina

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AFREXIMBANK

(BFI) – Cette approche a été partagée au cours d’une conférence économique virtuelle organisée le 27 mai dernier à Yaoundé par la Fondation Inter-progress avec le soutien d’Afreximbank.

Depuis le 1er janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) est entrée en vigueur. Offrant désormais un marché de plus d’un milliard de consommateurs aux pays et autres agents économiques. Sauf que, jusqu’ici, l’industrialisation qui devrait constituer un levier majeur dans la mise en œuvre de la Zlecaf à travers une production intensive des produits à vendre, peine à prendre corps. Or, d’après des spécialistes, il ne peut avoir de commerce intra-africain efficient et bénéfique que si les Etats font de l’industrialisation une priorité.

C’est le point de vue défendu et partagé depuis hier au cours d’une conférence économique virtuelle de haut niveau organisée par la branche africaine de la Fondation Interprogress sur le thème : « Zlecaf, outil de promotion et de développement du commerce intra-africain ». De ce point de vue, le commissaire général de cette branche, le Pr. Ebe Evina, s’est voulu clair. “L’industrialisation des économies africaines est un préalable au développement du commerce intra-africain“, a-t-il indiqué. Pour ce faire, bien des secteurs pourraient être explorés, au nombre desquels l’agro-alimentaire qui est une industrie ayant un effet d’entraînement conséquent.

Au cours de cette conférence qui réunit plusieurs spécialistes, les opportunités qu’offre la Zlecaf ont été présentées. Il en ressort qu’elle constitue un facteur de croissance économique, en ceci qu’elle a pour vocation de développer des marchés, les échanges commerciaux. Bien plus, la Zlecaf se positionne comme une véritable opportunité à la fois pour les Etats et les entreprises. Les participants à ces échanges ont abordé les contraintes qui pourraient freiner le déploiement de la Zlecaf, à savoir l’absence d’une politique commerciale qui puisse faire l’unanimité, et, surtout, la difficulté des pays africains à diversifier leurs économies.

Omer Kamga

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