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Le port de Douala courtise les transporteurs burkinabè pour accroître le trafic en transit

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Ces pourparlers se sont tenus en marge du cinquième Symposium international sur le transport et la logistique (Translog Africa 2026) à Ouagadougou, où le directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o, a rencontré une délégation de transporteurs burkinabè, conduite par leur vice-président, Issoufou Maiga. Selon les informations communiquées par le PAD, les discussions ont porté sur l’amélioration de l’efficacité, de la sécurité et de la compétitivité du transport de marchandises entre Douala et le Burkina Faso. Cette initiative s’inscrit dans les efforts de l’autorité portuaire pour capter un volume supplémentaire de trafic en transit en provenance d’Afrique de l’Ouest.

Les deux parties ont convenu d’associer le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC) — une association d’opérateurs camerounais du transport routier — aux prochaines étapes des négociations. Cette organisation servira d’intermédiaire opérationnel dans les échanges concernant les procédures douanières, la sécurité des cargaisons et les coûts de transport.

Le PAD a précisé que les négociations prendraient également en compte les défis opérationnels rencontrés par les transporteurs ainsi que les exigences des entreprises qui utilisent cet axe. Douala cherche à capter une part du marché du transit burkinabè Pays enclavé, le Burkina Faso dépend des États côtiers voisins pour accéder au commerce maritime international. Ses itinéraires habituels passent notamment par les ports de Lomé (Togo), Tema (Ghana), Abidjan (Côte d’Ivoire) et Cotonou (Bénin). En se rapprochant des transporteurs burkinabè, Douala cherche à se positionner comme une porte d’entrée supplémentaire pour les importations et les exportations du pays. Toutefois, attirer des flux de marchandises vers le port camerounais nécessitera des coûts de transport compétitifs, des solutions de transit fiables et des procédures de dédouanement efficaces.

Lors de cette rencontre, le PAD a présenté les installations du complexe portuaire de Douala-Bonabéri, ainsi que les investissements en cours visant à moderniser les infrastructures et à améliorer les services logistiques. L’autorité portuaire a identifié plusieurs marchandises susceptibles d’être acheminées via Douala vers le Burkina Faso, notamment des produits pétroliers, des engrais, du blé et du clinker — un produit intermédiaire utilisé dans la fabrication du ciment.

Dans le sens inverse, le PAD a identifié le coton, le sésame et les produits issus du karité comme des marchandises pouvant être exportées via Douala. Un tel flux pourrait générer des opportunités commerciales supplémentaires pour les opérateurs portuaires, les transitaires, les commissionnaires en douane et les entreprises de transport routier.

Le port de Douala traite déjà des marchandises en transit à destination de pays d’Afrique centrale enclavés, notamment le Tchad et la République centrafricaine. L’initiative impliquant le Burkina Faso permettrait d’étendre le rayonnement commercial du port au-delà de ses marchés de transit habituels. Toutefois, le PAD n’a pas communiqué de prévisions concernant les volumes de marchandises, les économies potentielles sur les coûts de transport, ni de calendrier pour la conclusion des négociations. Aucun accord formel prévoyant l’acheminement de marchandises via Douala n’a été annoncé à l’issue de la réunion. L’autorité portuaire n’a pas non plus précisé l’itinéraire terrestre envisagé entre Douala et Ouagadougou ; un élément qui influerait pourtant sur le coût et la compétitivité des solutions de transport proposées.

Ces échanges ont eu lieu dans le cadre de l’événement « Translog Africa 2026 », qui s’est tenu du 20 au 22 octobre au Centre de conférences Ouaga 2000. Le PAD y a pris part en tant que sponsor officiel, aux côtés d’acteurs du secteur du transport et de la logistique venus débattre de la sécurité et de l’efficacité des chaînes logistiques, ainsi que de la connectivité commerciale régionale. Par cette participation, le PAD ambitionne de renforcer ses liens avec les opérateurs de transport régionaux et de promouvoir Douala en tant que porte d’entrée maritime pour les marchandises à destination ou en provenance des marchés africains enclavés.

Omer Kamga

Rédaction
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