AccueilSecteursAgricultureLe Cameroun veut préserver l’accès de son cacao au marché européen

Le Cameroun veut préserver l’accès de son cacao au marché européen

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Cette consultation, organisée par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), a permis d’examiner le niveau de préparation de chaque opérateur, les difficultés rencontrées et les solutions envisagées. Le gouvernement a indiqué que cette démarche visait à garantir la continuité de l’accès du cacao camerounais au marché européen durant la campagne 2026/2027.

Selon le ministère du Commerce, cette réunion marque un tournant, passant d’une préparation nationale globale à une évaluation de la capacité de chaque exportateur et transformateur à satisfaire aux exigences de l’UE en matière de traçabilité, de légalité et de réduction de la déforestation.

Le gouvernement vise une couverture de traçabilité de 99 %

Le gouvernement a déclaré que le Cameroun avait entamé les préparatifs pour répondre aux exigences de la réglementation il y a au moins cinq ans, en mettant en œuvre des mesures relatives à la durabilité, la légalité, la traçabilité et la lutte contre la déforestation dans les secteurs du cacao et du café. Ces mesures, ont précisé les autorités, comprennent l’identification des producteurs et la géolocalisation des exploitations, éléments essentiels à la traçabilité du cacao destiné au marché européen. Mbarga Atangana a indiqué que les préparatifs du pays étaient antérieurs à l’échéance de mise en œuvre. « Nous travaillons sur les questions de durabilité, de déforestation, de traçabilité et de légalité depuis au moins cinq ans », a déclaré le ministre.

Selon le ministère du Commerce, un forum organisé le 15 juillet 2025 a révélé que les systèmes de géolocalisation et de traçabilité couvraient près de 99 % des zones de production de cacao et de café du Cameroun. Le ministère a indiqué que des évaluations complémentaires ont été menées lors des Journées du Cacao qui se sont tenues à Yaoundé du 1er au 3 juillet 2026, ainsi que lors d’un autre forum les 5 et 6 août. La dernière consultation visait à identifier les éventuelles lacunes de conformité restantes parmi les entreprises chargées de la transformation et de l’acheminement du cacao vers les marchés d’exportation.

Le ministre a déclaré que le Cameroun disposait désormais des instruments nécessaires pour se conformer à la réglementation européenne. Il a ajouté que ces règles avaient permis d’harmoniser le calendrier des acteurs de toute la chaîne de valeur. « Nous sommes prêts, absolument prêts, catégoriquement prêts », a-t-il affirmé. Le ministère a précisé que le maintien de l’accès à l’UE est une priorité absolue pour la campagne 2026/2027. Les exportateurs devront démontrer que le cacao entrant sur le marché est conforme à la réglementation, ce qui place la traçabilité et la conformité des opérateurs au cœur des échanges commerciaux.

Le gouvernement souhaite récompenser la conformité

Outre la garantie de l’accès au marché, le gouvernement souhaite également une meilleure rémunération des agriculteurs dont la production répond aux nouvelles exigences. La mise en conformité implique des investissements et des changements opérationnels liés à l’identification des producteurs, la cartographie des exploitations, la traçabilité, la légalité et la protection des forêts. Le gouvernement souhaite que ces efforts se traduisent par une hausse des prix tout au long de la filière cacao. « Naturellement, nous n’attendons rien en retour. Ce retour doit se traduire par un prix juste, récompensant les pratiques responsables et le travail accompli », a déclaré Mbarga Atangana.

La position du gouvernement associe la préparation à l’EUDR à deux objectifs : maintenir le cacao camerounais sur le marché européen et obtenir une meilleure rémunération pour les producteurs. La dernière évaluation vise à identifier les lacunes de conformité restantes chez les exportateurs et les transformateurs avant l’entrée en vigueur des nouvelles exigences.

Omer Kamga

Rédaction
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