Le Cameroun recherche 200 milliards Fcfa sur le marché de la Bvmac

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Louis-Paul-Motaze-Ministre-des-Finances

(BFI) – Le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motazé, lance ce 16 mai 2022, le Road-show du 6e emprunt obligataire de l’histoire des finances publiques camerounaises. À travers cette opération de recherche des financements pour la réalisation de projets d’infrastructures dans le pays, le Trésor public ambitionne de lever une enveloppe de 200 milliards de FCFA sur le marché financier unifié de l’Afrique centrale (Bvmac).

Afin d’inciter les investisseurs à souscrire à ce nouvel emprunt par appel public à l’épargne de l’État du Cameroun, la délégation conduite par le ministre des Finances fera un premier arrêt ce 16 mai 2022 à Libreville, la capitale gabonaise. Suivront les étapes de Douala, le 17 mai 2022, puis de Brazzaville, la capitale congolaise, le 18 mai 2022. L’opération de charme en direction des investisseurs s’achève le 23 mai 2022 à Yaoundé, la capitale du pays, apprend-on du ministère des Finances.

Pour aguicher les investisseurs, le Cameroun, qui pratiquait jusqu’ici des taux d’intérêt en dessous de 6% sur le marché financier local, propose cette fois-ci une rémunération de 6,25% par an, pour une maturité de 7 ans (dont 2 ans de différé), également plus longue que les 5 ans habituels. Afin d’assurer le succès de cette opération de levée de fonds, le Cameroun a recruté quatre arrangeurs, qui garantissent déjà à l’État une enveloppe de 180,5 milliards de FCFA, au titre de prises fermes.

Ces arrangeurs ont également ratissé très large pour constituer le syndicat de placement, qui est composé de 27 banques et autres sociétés de bourse opérant dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale). Cette armada de placeurs devrait facilement mobiliser les 19,5 milliards de FCFA restants pour compléter l’enveloppe recherchée, et probablement la dépasser pour permettre au Cameroun d’engranger davantage de financements, en sollicitant une surallocation des ressources supplémentaires auprès du régulateur (Cosumaf).

D’un montant global de 200 milliards de F CFA avec la valeur nominale d’un titre fixée à 10.000 FCFA et une souscription minimale fixée à 300.000FCFA, soit 30 obligations, cette opération est ouverte aux institutions, entreprises mais aussi aux particuliers.

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