Albert Zeufack nommé directeur des opérations de la Banque mondiale pour l’Angola, la RDC, le Burundi et Sao Tomé & Principe

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(BFI) – La Banque mondiale vient d’annoncer, dans sa communication interne, la nomination de l’économiste camerounais Albert Zeufack au poste de directeur des opérations pour l’Angola, la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi et Sao Tomé & Principe. Il devrait prendre fonction probablement au mois de juillet prochain, selon nos sources. Avant cette nomination, Albert Zeufack occupait depuis mai 2016, les fonctions d’économiste en chef pour la région Afrique de cette institution de Bretton Woods.

Dans ses territoires de compétence, cet économiste camerounais va piloter un portefeuille de la Banque mondiale qui s’épaissit au fil des années. C’est notamment le cas en RDC, où les engagements de cette institution financière internationale sont rapidement passés de 500 millions à près de 2 milliards de dollars US ces dernières années, en raison d’importants projets d’infrastructures routières et énergétiques en cours dans le pays indique Investir au Cameroun.

Pour accomplir cette tâche, le nouveau directeur des opérations semble plutôt avoir le profil de l’emploi, lui qui connaît tous les rouages de la banque. En effet, M. Zeufack est entré à la Banque mondiale en janvier 1997. Il y a pratiquement fait toute sa carrière, à des postes de responsabilité divers. Entre 2008 et 2012, il a cependant dû prendre une mise en disponibilité pour travailler en qualité d’économiste en chef et de directeur de la recherche et de la stratégie pour Khazanah Nasional Berhad, un fonds souverain basé à Kuala Lumpur, en Malaisie.

Titulaire d’un Doctorat en économie de l’Université de Clermont – Ferrand, Albert Zeufack a ensuite enseigné l’économie et l’économétrie appliquée dans cette institution universitaire française, avant de rejoindre la Banque mondiale. Son installation à Washington lui permettra également de suivre des enseignements professionnels dans les célèbres universités d’Harvard et de Stanford.  

Africa Pulse

Membre du Conseil consultatif sur la gouvernance des ressources naturelles et du Réseau des Nations unies sur le développement durable, cet ancien étudiant de l’Université de Yaoundé, où il a obtenu un DEA en analyse et politiques économiques, est auteur de nombreuses publications dans des revues universitaires.

À la Banque mondiale, en sa qualité d’économiste en chef, il a coordonné la rédaction de plusieurs rapports Africa Pulse, le baromètre semestriel de l’institution de Bretton Woods sur les économies africaines. Plusieurs travaux analytiques sur la marche de l’économie africaine ont également ponctué son passage à ce poste. Les derniers en date sont contenus dans un livre intitulé « nouvel environnement commercial de l’Afrique en cette période perturbée ».

Dans cet ouvrage, à l’aune des ravages de la pandémie du Covid-19, Albert Zeufack et son équipe à la Banque mondiale conseillent par exemple aux États africains une réévaluation les accords commerciaux signés avec les différents partenaires, pour s’assurer que ces accords s’alignent sur les objectifs des pays africains actuels et de se positionner stratégiquement pour capturer le marché émergent de l’Asie. Tels sont, selon l’ouvrage, quelques préalables pouvant permettre au continent noir de cesser de jouer les faire-valoir dans les échanges commerciaux internationaux.

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