Le Cameroun réceptionne provisoirement une route longue de 150 km le reliant au Congo

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(BFI) – Dans le cadre des projets intégrateurs en zone Cemac (Cameroun, Centrafrique Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), le ministère des Tavaux publics (Mintp) informe qu’il réceptionne provisoirement, ce 26 janvier, 150 km de route reliant le Cameroun au Congo-Brazzaville.

Dans le détail, la réception provisoire concerne deux lots de la route Sangmelima-Ouesso (700 km) achevés dans la région du Sud-Cameroun. Il s’agit de Mintom-Lélé (67,50 km) et Lélé-Ntam-Mbalam (53 km) et la bretelle Ntam-Mbalam, sur un linéaire de 30 km. « La réception provisoire s’effectue à travers une inspection des travaux point par point, en présence du représentant du maître d’ouvrage, de l’autorité contractante, des bailleurs de fonds, de l’entreprise et de la mission de contrôle. Il s’agit d’un travail minutieux sur lequel est adossée la qualité technique des travaux. Le directeur général des travaux d’infrastructures présidera cette réception », apprend-on du Mintp.

Selon la Banque africaine de développement (BAD), principal financier de ce projet routier intercapital, au-delà des avantages que présente le projet pour le développement des échanges entre les deux pays, il contribuera au renforcement de l’intégration régionale en Afrique centrale en permettant l’interconnexion sur des axes routiers reliant le Cameroun, le Congo, la RD Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et la Centrafrique.

Les bénéficiaires directs du projet sont les usagers de transport ainsi que les populations vivant dans sa zone d’influence (Département de la Sangha au nord du Congo et région du Sud du Cameroun). Il est attendu du projet, non seulement l’amélioration de la circulation des personnes et des biens entre les deux pays, mais aussi le désenclavement des zones à fortes potentialités économiques.

Les financements (424 millions de dollars, soit près de 228,8 milliards de FCFA) pour la construction du corridor Yaoundé-Brazzaville ont été mobilisés par les deux États avec l’appui de la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, le Fonds saoudien de développement et le Fonds Koweitien.

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