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Le Cameroun prévoit de porter ses recettes budgétaires à près de 6500 milliards de Fcfa à l’horizon 2029

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Cette trajectoire repose sur les recettes non pétrolières. Celle-ci devrait atteindre 5181,8 milliards de Fcfa en 2027, contre 4771,4 milliards de Fcfa en 2026. L’augmentation projeté est de 410,4 milliards de Fcfa, soit 8,6% en un an.

Dans le détail, les recettes fiscales sont attendues à 3489,4 milliards de Fcfa, les recettes douanières à 1266,2 milliards de Fcfa et les recettes non fiscales à 426,2 milliards de Fcfa. Les seules recettes fiscales et douanières devraient progresser globalement de 321 milliards de Fcfa par rapport à 2026.

Le document gouvernemental relie cette évolution à une croissance de 6,5% de l’activité non pétrolière et à un effort fiscal supplémentaire représentant 0,4% du produit intérieur brut. La direction générale des impôts devrait contribuer à cet effort à hauteur de 0,3% du PIB et la direction générale des Douanes à 0,1%.

Le pétrole pèse moins dans les recettes de l’Etat

La progression globale des recettes masque un recul prononcé des revenus tirés des hydrocarbures. Les recettes pétrolières sont projetées à 425,8 milliards de Fcfa en 2027, en baisse de 253,3 milliards de Fcfa, soit 35,6% par rapport à 2026. Le redevance pétrolière et gazière devrait tomber de 579,8 milliards de Fcfa en 2026 à 344,8 milliards de Fcfa en 2027. Le gouvernement retient comme hypothèse une baisse des prix et de la production de pétrole et de gaz. A cela s’ajoute le retrait d’un « wind-fall » de 120 milliards de Fcfa intégré aux recettes de 2026.

L’impôt sur les sociétés pétrolières devrait, lui aussi, diminuer. Le document mentionne un passage de 119,3 milliards de Fcfa à 112 milliards de Fcfa en 2027. A moyen terme, les recettes pétrolières sont attendues à 450,5 milliards de Fcfa en moyenne entre 2028 et 2029, soit une hausse modérée de 3,7% par rapport à 2027.

Entre 2028 et 2029, l’Etat prévoit de porter les recettes internes non pétrolières 5986,7 milliards de Fcfa en moyenne, soit 804,9 milliards de Fcfa de plus qu’en 2027. Cette progression devrait principalement reposer sur les recettes fiscales et douanières. Les recettes non fiscales devraient, elles, reculer de 5,3% en 2027 à 426,2 milliards de Fcfa, en raison du retrait d’une recette exceptionnelle de 50 milliards de Fcfa enregistrée en 2026 au titre du reversement du trop perçus dus par les marqueteurs. Elles remonteraient ensuite à 472,2 milliards de Fcfa en moyenne entre 2028 et 2029.

Les dons devraient également peser moins dans les ressources budgétaires en 2027. Répartis entre dons projets et dons programmes, ils sont projetés à 44,6 milliards de Fcfa contre 73,8 milliards de Fcfa un an plus tôt. Le recul atteint 29,2 milliards de Fcfa, soit 39,6%, en raison de l’achèvement du programme Contrat de Désendettement et de Développement (C2D).

Pour 2028 et 2029, les dons sont projetés à 49,5 milliards de Fcfa en moyenne. Le document évoque une baisse de 6,5% par rapport à 2027. Une indication qui ne correspond toutefois pas aux montants publiés, puisque 49,5 milliards de Fcfa restent supérieur au 44,6 milliards de Fcfa prévu pour 2027.

Rédaction
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