Le Cameroun envisage réhabiliter plus de 250 km de voie ferrée entre Yaoundé et Douala

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(BFI) – Dans le cadre du « Projet régional pour l’amélioration de la performance du corridor rail-route Douala-Ndjamena », l’Autorité aéronautique du Cameroun (CCAA) vient de lancer une sollicitation de manifestation d’intérêt pour la réalisation des études techniques relatives à la réhabilitation de la ligne ferroviaire Douala-Yaoundé. « Le consultant réalisera une étude détaillée du renouvellement de l’infrastructure actuelle du tronçon Douala-Yaoundé », apprend-on officiellement.

 Sur la curiosité qui veut que cette sollicitation à manifestation d’intérêt émane plutôt de l’Autorité aéronautique, au lieu du ministère des Transports ou de Camrail, le transporteur ferroviaire national, nos sources invoquent les spécificités aussi bien du projet que des financements mis à disposition par la Banque mondiale. « Le rôle de la CCAA s’arrêtera au lancement de cet appel à manifestation d’intérêt. Après la collecte des offres, tout sera transmis à Camrail pour les analyses. Je puis d’ailleurs vous dire que ce n’est pas la CCAA qui a préparé cette sollicitation à manifestation d’intérêt », souffle une source autorisée au ministère des Transports.

Le Projet régional pour l’amélioration de la performance du corridor rail-route Douala-Ndjamena a pour objectif de « réduire les coûts et les délais de transport sur le corridor Douala-Ndjamena, à travers l’optimisation de la chaîne logistique notamment, la compétitivité des services de transport et de transit ». Réalisable sur un linéaire de plus de 250 km, le renouvellement de la voie ferrée entre Yaoundé et Douala est jusqu’ici le plus important jamais réalisé dans le pays. Les travaux sur le tronçon Batschenga-Ka’a n’ont été réalisés que sur 175 km.

L’on se souvient que dans le prolongement du renouvellement de la voie entre Batschenga et Ka’a, Camrail a également renouvelé une quarantaine de kilomètres de voie aux entrées des villes de Douala et de Yaoundé. Ce projet a été réalisé en prélude à l’acquisition par la compagnie ferroviaire de modules autorail, à l’effet de réduire les délais du transport des voyageurs entre les deux capitales du pays. Avec le renouvellement complet de cette voie, que peaufine le Cameroun, le projet d’achat des modules autorail, dont on n’a plus beaucoup entendu parler depuis la catastrophe d’Eseka, en octobre 2016, devrait remis au goût du jour.

Omer Kamga

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