(BFI) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) a ouvert une enquête sur les blocages administratifs et les pratiques irrégulières affectant le dédouanement du fret aérien aux aéroports internationaux de Douala et de Yaoundé-Nsimalen, revenant ainsi sur des problèmes soulevés par les opérateurs du secteur en 2025.
Selon un communiqué signé le 6 octobre 2026 par le directeur général du CNCC, Auguste Mbappe Penda, cette enquête se déroule du 6 au 31 octobre et est menée par l’Observatoire des transports du Conseil. Les importateurs, exportateurs, transitaires, commissionnaires en douane agréés, compagnies aériennes et administrations publiques ont été invités à signaler les difficultés rencontrées lors des opérations de dédouanement des marchandises entrant au Cameroun ou en sortant.
Cette nouvelle enquête fait suite à une réunion tenue en mars 2025 à Douala, à laquelle ont pris part la Direction générale des douanes, la société d’inspection SGS, DHL et des chargeurs. Les échanges avaient permis d’identifier plusieurs obstacles au dédouanement du fret aérien, notamment des retards dans l’émission des rapports d’évaluation et de classement tarifaire des importations, une lenteur dans le traitement des dossiers déposés sans ces documents, ainsi que des désaccords récurrents entre les douanes et SGS concernant la valeur des marchandises importées.
Les participants avaient alors recommandé la mise en place d’un circuit de dédouanement accéléré, l’encouragement aux déclarations d’importation anticipées et la clarification des exigences documentaires pour les envois postaux et de messagerie. Il avait également été convenu d’évaluer, dans un délai de trois mois, l’état d’avancement de ces recommandations et de mettre en place un cadre de concertation permanent. Les informations disponibles ne permettent pas de déterminer quelles mesures ont été effectivement mises en œuvre depuis lors.
Au cours du deuxième trimestre 2025, les marchandises importées sont restées en moyenne huit jours dans les entrepôts aéroportuaires, contre 7,8 jours sur la même période en 2024. À titre de comparaison, le fret destiné à l’exportation a séjourné en moyenne 29 heures dans ces entrepôts, contre 31 heures un an plus tôt. Ces chiffres reflètent la durée de séjour des marchandises dans les entrepôts, et non le seul temps nécessaire aux formalités douanières.
Cédric Boyomo




