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Le Cameroun audite les entreprises d’inspection industrielle et menace de retrait de licences

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Cet audit, prévu du 13 au 24 juillet 2026, a été annoncé dans un communiqué signé le 9 juillet par le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry. Il vise à mettre à jour le registre national des organismes habilités à réaliser les inspections obligatoires, les évaluations techniques et les contrôles de conformité réglementaire dans les domaines critiques pour la sécurité industrielle et la protection de l’environnement.

Toutes les entreprises concernées ont été invitées à régulariser leur situation auprès de la direction régionale du ministère. Celles qui ne s’y conformeront pas pourraient se voir retirer leur autorisation d’exercer, être radiées du registre officiel ou voir leur licence révoquée. Activités industrielles à haut risque examinées L’audit porte sur les organismes habilités à inspecter les équipements sous pression, à réaliser des évaluations des risques et des plans d’intervention d’urgence, et à exploiter des laboratoires de contrôle de la pollution pour les installations industrielles réglementées.

Ces organismes jouent un rôle essentiel dans la prévention des accidents industriels. Ils certifient les équipements susceptibles de présenter des risques importants pour la sécurité, évaluent les dangers liés aux opérations industrielles et vérifient la conformité aux normes environnementales. Leur travail est crucial pour réduire les risques d’explosions, de fuites de matières dangereuses, d’incendies industriels et de pollution provenant des activités de fabrication.

Selon le ministère, cet examen permettra de vérifier la validité des permis existants et de s’assurer que les exploitants titulaires d’un permis continuent de respecter les normes techniques et réglementaires requises pour exercer ces activités.

Inscription obligatoire pour le maintien du permis

Tous les organismes titulaires d’un permis exerçant leurs activités dans la région du Littoral ont reçu l’ordre de s’inscrire auprès du bureau régional du ministère dans les plus brefs délais. Cette démarche vise à mettre à jour les dossiers officiels concernant le statut juridique, les capacités techniques et les domaines d’expertise de chaque entreprise. Le ministère a averti que les organismes qui ne se conformeront pas à cette obligation seront considérés comme inactifs ou non conformes et pourraient perdre leur permis et être radiés de la liste nationale des fournisseurs de services agréés.

Cette mesure témoigne d’un contrôle gouvernemental renforcé dans un secteur où l’octroi de permis implique d’importantes responsabilités en matière de sécurité publique. L’objectif est également d’empêcher que des entreprises sous-qualifiées, des opérateurs mal équipés ou des sociétés détenant des autorisations obsolètes continuent d’inspecter des installations industrielles à haut risque.

Le Littoral choisi pour sa forte concentration industrielle

La région du Littoral a été sélectionnée car elle constitue le principal pôle industriel du Cameroun. Elle abrite une part importante des usines, des installations de transformation, des dépôts de stockage de produits pétroliers, des infrastructures portuaires et des sites industriels réglementés du pays, soumis à des exigences de sécurité strictes. La concentration de l’activité industrielle accroît les risques pour la sécurité et l’environnement, renforçant ainsi la nécessité de disposer d’organismes d’inspection dûment qualifiés et faisant l’objet d’un suivi régulier.

Grâce à cet audit, le gouvernement vise à améliorer la traçabilité des opérateurs agréés et à renforcer la qualité des inspections de sécurité réalisées dans l’ensemble du secteur industriel. L’examen mené dans la région du Littoral pourrait également constituer la première phase d’un audit national plus vaste des organismes d’inspection agréés.

Au-delà de la mise à jour des dossiers administratifs, l’objectif du gouvernement est de s’assurer que les organismes chargés de certifier la sécurité industrielle possèdent eux-mêmes les qualifications, les équipements et les autorisations nécessaires à l’exercice de cette fonction.

Elise Nguélé

Rédaction
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