La Sonamines se dote d’un capital de 10 milliards de FCFA

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Sege Hervé Boyogueno
Sege Hervé Boyogueno, tout premier DG de la Sonamines

(BFI) – Dans le cadre de la mise en place de la toute nouvelle Société nationale des mines (Sonamines) du Cameroun, deux informations financières apparaissent dans un appel d’offres que vient de lancer Serge Hervé Boyogueno (photo), le DG de cette entreprise.

La première information est que la Sonamines est dotée d’un capital de 10 milliards de FCFA. Le ministère en charge des Mines, tutelle technique de cette entreprise anonyme, informe que ce capital est entièrement libéré par l’État du Cameroun. L’État est donc l’actionnaire unique.

La deuxième information est que cette nouvelle société recrute actuellement un commissaire aux comptes titulaire et un suppléant. L’appel d’offres est « réservé aux experts comptables (personnes physiques ou morales) agréés par la Cemac et inscrits au tableau de l’Ordre des experts comptables du Cameroun (Onecca) et justifiant d’au moins 15 ans d’expérience », mentionne Serge Hervé Boyogueno.

Les candidats retenus exerceront la fonction de commissaire aux comptes à la Sonamines pour un mandat de trois ans renouvelables une fois. Comme l’exige la législation, leur mission portera sur l’audit des états financiers de synthèse aux titres des exercices clos au 31 décembre. En outre, à la demande du Conseil d’administration, le consultant pourra être emmené à se prononcer sur les comptes intermédiaires arrêtés à une date donnée. Les dossiers de candidatures doivent parvenir au ministère en charge des Mines au plus tard le 1er juin 2021.

Créée le 14 décembre 2020, la Sonamines est chargée notamment de réaliser l’inventaire des indices miniers en liaison avec les autres administrations et organismes compétents ; de mener les activités d’exploration et d’exploitation des substances minérales ; d’assurer la mise en œuvre des mesures relatives à la restauration, à la réhabilitation et à la fermeture des sites d’exploitation miniers.

Cette Société a pour dessein de rentabiliser l’extraction minière dans le pays. Car, explique le Cadre d’appui à l’artisanat minier (Capam), le Trésor public camerounais perd chaque mois environ un milliard de FCFA à cause de la dissimulation des ressources produites par les sociétés minières. En plus, selon le ministère des Mines, seuls 40% du potentiel minier du Cameroun est connu des pouvoirs publics.

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