La deuxième phase du corridor Libreville-Brazzaville confrontée aux difficultés financières

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(BFI) – Les accords de prêts relatifs au financement du projet de construction des tronçons manquants de la route Ndéndé-Dolisie, du corridor Libreville-Brazzaville, ont déjà été finalisés. Cependant, la mise en œuvre effective prend du retard pour des raisons financières.

Le Gabon a modifié l’état de priorité de ses projets, la question des postes frontières conjoints ou séparés demeure également pendante. Le gouvernement congolais, de son côté, n’a pas encore soumis la requête de financement à la Banque de développement des états de l’Afrique centrale (BDEAC). L’institution financière reste par ailleurs, dans l’attente de la documentation technique en rapport avec le projet.

Compte tenu de l’importance du projet pour l’intégration régionale, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit des deux pays concernés. Il s’agit pour le Gabon de reconsidérer la priorisation des projets nationaux. La République du Congo devra, pour sa part, mettre tout en œuvre pour faire aboutir les discussions avec le Fonds monétaire international sur le programme en cours, afin de disposer de la marge nécessaire pour obtenir des prêts pour la phase II du projet.

Le Congo devra également envisager l’envoi d’une requête de financement du projet à la BDEAC. Le Préf-Cémac devra quant à lui, reprendre le dialogue avec les autorités gabonaises sur la phase 1 en vue de les encourager à saisir l’opportunité de la relance de l’exécution de ce projet, conformément à leur engagement au profit de la construction de l’intégration sous régionale.

Rappelons que le premier tronçon de la route Ndendé (Gabon)-Dolisie (Congo) d’une longueur de 285 km, a été réalisé grâce à un prêt de la Banque africaine de développement évalué à plus de 163 milliards FCFA.

Placide Onguéné

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