AccueilCommuniqués de presseLa CEA fédère les États autour de solutions pour accélérer la création...

La CEA fédère les États autour de solutions pour accélérer la création de valeur dans la filière bois en Afrique centrale

-

L’Afrique centrale abrite l’un des plus importants patrimoines forestiers de la planète. Selon l’OCDE, le Bassin du Congo représente 70 % du couvert forestier humide du continent africain et près de 800 000 km² d’aires protégées. Pourtant, cette richesse demeure encore insuffisamment valorisée sur le plan industriel. La sous-région assure 20 % des exportations mondiales de grumes tropicales, mais ne contribue qu’à 1 % de la production mondiale de bois scié, illustrant une faible transformation locale des ressources et un important déficit de valeur ajoutée, d’emplois industriels et de compétitivité.

Pour la CEA, il n’est plus question d’élaborer de nouveaux cadres stratégiques. Les États d’Afrique centrale ainsi que les organisations régionales disposent déjà d’orientations ambitieuses en matière d’industrialisation, de transformation locale du bois, d’intégration régionale et de développement durable. L’urgence est désormais d’en accélérer l’opérationnalisation, en levant les contraintes qui limitent encore les investissements productifs, la montée en gamme de l’industrie du bois et le développement de chaînes de valeur régionales compétitives.

« L’ambition est de doter l’Afrique centrale de solutions concrètes pour accélérer la transformation locale du bois et renforcer la compétitivité de ses industries. La sous-région ne manque ni de ressources ni de stratégies. Le véritable défi consiste désormais à transformer les engagements régionaux en investissements, en industries compétitives et en emplois durables. C’est précisément cette transition entre la vision et l’action que la CEA entend accompagner à travers cette étude. La CEA se fonde sur les priorités définies par les Etats et les organisations régionales », souligne Jean Luc Mastaki, Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique pour l’Afrique.

C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit l’étude régionale portée par la CEA. Sa valeur ajoutée réside dans sa capacité à traduire ces orientations stratégiques en solutions concrètes, en identifiant les réformes prioritaires, les mécanismes de financement innovants et les projets structurants susceptibles d’accélérer l’industrialisation durable de la filière. L’étude analysera notamment le potentiel du capital naturel, des marchés carbone, de la finance verte et des fonds climat pour mobiliser des investissements capables de concilier compétitivité industrielle, résilience économique et durabilité environnementale.

Elle accordera également une attention particulière au développement de produits à forte valeur ajoutée, en s’appuyant sur les zones économiques spéciales comme catalyseurs de l’industrialisation, de l’innovation, des investissements productifs, de la création d’emplois qualifiés et de l’intégration des PME dans les chaînes de valeur régionales. La durabilité constituera un principe transversal de l’étude, à travers la promotion du verdissement des activités industrielles, du recours à des procédés de transformation à faible empreinte carbone et de modèles de production conciliant compétitivité économique et préservation du capital forestier.

Au-delà du cadrage méthodologique de l’étude, la réunion de Yaoundé constituera une plateforme régionale d’échanges et d’apprentissage. Les participants partageront les expériences déjà engagées dans la sous-région, notamment celles des zones économiques spéciales de Nkok (Gabon) et de Bertoua (Cameroun), afin d’identifier les facteurs de réussite, de capitaliser les bonnes pratiques et d’en tirer des enseignements utiles pour enrichir les analyses et les recommandations de l’étude. « L’industrialisation durable de la filière bois ne se construira pas à partir de modèles théoriques ou uniquement venus d’ailleurs. Nous souhaitons capitaliser les expériences qui produisent déjà des résultats dans notre sous-région. En favorisant l’apprentissage entre pairs, le partage des innovations et la diffusion des bonnes pratiques, nous créons les conditions d’une transformation industrielle plus rapide, plus compétitive et plus inclusive », affirme Jean Luc Mastaki.

La réunion de Yaoundé marque le lancement d’un processus participatif qui se poursuivra tout au long de l’élaboration de l’étude. Les différentes étapes prévues permettront d’associer étroitement les États membres et les partenaires régionaux jusqu’à la présentation des résultats afin de favoriser leur appropriation et leur traduction en actions concrètes.

Les travaux permettront enfin de confronter les orientations de l’étude aux réalités nationales, de recueillir les données, les contributions techniques et les documents stratégiques des pays, tout en identifiant les leviers permettant de mieux tirer parti des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les zones économiques spéciales, les corridors régionaux et les politiques industrielles nationales.

Rédaction
Rédaction
Média multi-support édité par l’Agence Rhéma Service, cabinet de communication et de stratégie basé à Douala, Business & Finance International regroupe des partenaires internationaux issus du monde des médias, des affaires et de la politique, mus par la volonté de fournir une information vraie, crédible et exploitable pour un investissement sûr en Afrique.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici