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La BEAC abaisse son taux directeur à 4,50 % pour soutenir la croissance économie de la CEMAC

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Concrètement, le CPM a ramené le principal taux directeur, le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), de 4,75 % à 4,50 %. Le taux de la facilité de prêt marginal est passé de 6,25 % à 5,75 %. La Banque centrale commune aux six pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) a également abaissé les coefficients des réserves obligatoires imposées aux banques. Ils passent de 7,00 % à 6,50 % pour les dépôts à vue et de 4,50 % à 4,00 % pour les dépôts à terme. L’institution monétaire justifie cet assouplissement par un contexte marqué par la maîtrise des tensions inflationnistes et une amélioration modérée des réserves de change. Selon les prévisions de la BEAC, l’inflation devrait s’établir en moyenne à 2,4 % en 2026, un niveau inférieur au seuil communautaire fixé à 3 %, après 2,1 % en 2025 et plus de 4 % en 2024. Le déficit budgétaire hors dons devrait reculer de 3,7 % du PIB en 2025 à 1,9 % en 2026, traduisant une amélioration attendue des finances publiques.

Parallèlement, les réserves de change devraient atteindre un niveau permettant de couvrir 4,72 mois d’importations de biens et services, contre 4,12 mois un an plus tôt. Le taux de couverture extérieure de la monnaie est, pour sa part, attendu à 70,7 % à fin 2026, contre 65,2 % en 2025. Cependant, la BEAC anticipe une croissance économique de 3,2 % en 2026, légèrement inférieure aux 3,4 % enregistrés en 2025.

Pour les États de la CEMAC, cette baisse des taux pourrait alléger progressivement le coût des financements sur le marché régional des titres publics et offrir aux banques davantage de marges pour accroître les crédits aux entreprises et accompagner l’investissement.

Cependant, le Fonds monétaire international (FMI), dans son évaluation publiée en juillet 2025, souligne que la reprise dans la zone CEMAC reste « fragile » et prévient que, sans mesures « correctives fortes », la stabilité macroéconomique pourrait être menacée par des déséquilibres budgétaires et extérieurs. Pour limiter ces risques, les pays de la CEMAC, à l’instar du Cameroun, du Congo et du Gabon, se sont engagés à négocier de nouveaux programmes avec le FMI, à la suite d’une réunion de haut niveau tenue le 17 mars 2026 à Paris.

André Noir

Rédaction
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